samedi 13 août 2011
Fès - Sidi Kacem
De Fès à Sidi Kacem en passant par la capitale Ismaïlite; Meknès, sur une distance de 106 Km.
J’ai quitté Fès la capitale spirituelle du Royaume sans connaître ma destination d’arrivée, car après la ville de Meknès qui se trouve à 60 km de la ville de Fès, il y a deux itinéraires pour continuer mon voyage jusqu’à la ville de Kénitra; l’étape finale. L’itinéraire No1, c’est par la ville de Khemissete et l’itinéraire No2, c’est par la ville de Sidi Kacem. Alors j’ai décidé de faire mon choix à mon arrivée à Meknès, la capitale Ismailte.
La route entre Fès et Meknès est large, roulante et plate avec parfois des petits virages et de faux plat descendant.
A mon arrivée à Meknès, j’ai fait une visite rapide dans la vieille ville surtout près de Bab Mansour, puis je suis allé dans un café pour me reposer, manger un peu et aussi pour prendre une décision sur la route que je devrais prendre; aller à Khemissete ou bien à Sidi Kacem ?
Après une longue réflexion, j’ai opté pour la ville de Sidi Kacem (Petitjean) « Petit Jean » comme on l’a surnommé au temps de protectorat français. Mais, en regardant la carte à Meknès, j’avais une très grande déception, car j’aurais dû prendre la route de Moulay Idriss depuis la ville de Fès pour aller à Sidi Kacem, car elle est plus fantastique que celle de Fès à Sidi Kacem par Meknès et la route entre Meknès et Sidi Kacem a été la plus mauvaise et la plus monotone route de tout ce voyage qui a duré 15 jours avec une distance de plus 1500 km.
J’ai fait les 45 km qui séparent Meknes et Sidi Kacem sous un soleil de plomb où la température dans cette région dépasse toujours les 40 degrés sous l’hombre pendant la saison d’été.
Et j’ai dit 40 degré sous l’hombre, alors sur la route il faut ajouter quelques degrés de plus à cause du paysage tout nu; sans le moindre arbre, le soleil au-dessus de ma tête et le goudron. L’odeur du goudron était l’odeur la plus répondue, et il y avait des endroits où il se fondait sous mes roues comme du chocolat. Tout ça, était le résultat de la température très très élevée.
NB : Sur ce passage, j’avais peur que l'une des chambres à air s’éclatait, alors pour éviter tout problème et d’être dans l’obligation de faire un arrêt sous ce soleil d’enfer, j’ai décidé de dégonfler un peu les pneus.
Je suis arrivé à Sidi Kacem vers 14 h 30 épuisé à cause de la chaleur étouffante qui règne dans cette région du Maroc. En entrant à l’hôtel qui se trouve au centre-ville de Sidi Kacem, le réceptionniste m’a vu et il a cru que j’étais un touriste étranger il m’a dit ‘’ bonjour monsieur !’’ Je lui ai répondu en dialecte marocaine « salamo alykoum » Traduction « que la paix soit avec vous » il m’a dit « vous êtes marocain » je lui ai dit « ana khok khal rass » Traduction : « je suis ton frère aux cheveux noirs » (en général les touristes et surtout les Européens qui viennent au Maroc ont les cheveux blonds). Il m’a répondu « c’est la première fois que je vois un Marocain faire des voyages à vélo ».
La route entre Fès et Meknès est large, roulante et plate avec parfois des petits virages et de faux plat descendant.
A mon arrivée à Meknès, j’ai fait une visite rapide dans la vieille ville surtout près de Bab Mansour, puis je suis allé dans un café pour me reposer, manger un peu et aussi pour prendre une décision sur la route que je devrais prendre; aller à Khemissete ou bien à Sidi Kacem ?
Après une longue réflexion, j’ai opté pour la ville de Sidi Kacem (Petitjean) « Petit Jean » comme on l’a surnommé au temps de protectorat français. Mais, en regardant la carte à Meknès, j’avais une très grande déception, car j’aurais dû prendre la route de Moulay Idriss depuis la ville de Fès pour aller à Sidi Kacem, car elle est plus fantastique que celle de Fès à Sidi Kacem par Meknès et la route entre Meknès et Sidi Kacem a été la plus mauvaise et la plus monotone route de tout ce voyage qui a duré 15 jours avec une distance de plus 1500 km.
J’ai fait les 45 km qui séparent Meknes et Sidi Kacem sous un soleil de plomb où la température dans cette région dépasse toujours les 40 degrés sous l’hombre pendant la saison d’été.
Et j’ai dit 40 degré sous l’hombre, alors sur la route il faut ajouter quelques degrés de plus à cause du paysage tout nu; sans le moindre arbre, le soleil au-dessus de ma tête et le goudron. L’odeur du goudron était l’odeur la plus répondue, et il y avait des endroits où il se fondait sous mes roues comme du chocolat. Tout ça, était le résultat de la température très très élevée.
NB : Sur ce passage, j’avais peur que l'une des chambres à air s’éclatait, alors pour éviter tout problème et d’être dans l’obligation de faire un arrêt sous ce soleil d’enfer, j’ai décidé de dégonfler un peu les pneus.
Je suis arrivé à Sidi Kacem vers 14 h 30 épuisé à cause de la chaleur étouffante qui règne dans cette région du Maroc. En entrant à l’hôtel qui se trouve au centre-ville de Sidi Kacem, le réceptionniste m’a vu et il a cru que j’étais un touriste étranger il m’a dit ‘’ bonjour monsieur !’’ Je lui ai répondu en dialecte marocaine « salamo alykoum » Traduction « que la paix soit avec vous » il m’a dit « vous êtes marocain » je lui ai dit « ana khok khal rass » Traduction : « je suis ton frère aux cheveux noirs » (en général les touristes et surtout les Européens qui viennent au Maroc ont les cheveux blonds). Il m’a répondu « c’est la première fois que je vois un Marocain faire des voyages à vélo ».
Ce réceptionniste m’a bien accueilli, il m’a donné une chambre un peu « fraîche» au rez-de-chaussée, car les autres chambres qui sont dans l’étage supérieur, elles étaient comme des Hammams (bain maure). Pour la douche, il n’a pas voulu prendre les 5 Dh (sur la porte de la douche, j’ai lu « douche 5 Dh »), et il m’a dit « c’est gratuit pour toi ».
Vers 18 h, je suis sorti de l’hôtel pour faire un tour dans la ville, à ce moment les rues ont commencé de se remplir de monde, car à mon arrivée, il n’y avait personne qui rôdait à cause bien sûr de la chaleur.
Les habitants de cette ville n’ont aucun lieu pour se distraire comme il m’a dit le réceptionniste de l’hôtel. Ils passaient la journée cloués dans leurs maisons, et avant le crépuscule, ils commençaient à sortir cette fois pour fuir la chaleur des maisons et profiter un peu de la fraîcheur de la nuit. Les femmes s’assoient devant leurs ports, les hommes aux terrasses des cafés et d’autres; hommes et femmes, faisant le va et vient dans les rues qui étaient rempli par des marchands ambulants.
C’est comme ça que passent les Kacimis les journées chaudes de l’été et c’est comme eux que j’ai passé la soirée; café, vagabondage dans les rues puis café jusqu’à minuit.
Entre Fès et Meknès entrain de boire un bol de "Saycok" (du couscous avec du petit lait)
La soirée au centre ville de Sidi Kacem.
jeudi 18 août 2011
Sidi Kacem - Kénitra
![]()
De Sidi Kacem à Kénitra en passant par Sidi Sliman et Sidi Yahya sur une distance de 86 km.
J’ai quitté la ville de Sidi Kacem vers 6 h du matin direction la ville de Kénitra pour le compte de la dernière étape de ce voyage à vélo qui a duré quinze jours dans le Nord du Maroc.
Cette dernière étape a été la plus facile avec seulement 84 km de distance sur une route plate avec le vent dans mon dos comme
bonus.
Après 22 km de Sidi Kacem, je suis arrivé à la ville de Sidi Sliman où j’ai fait une pause, puis j’ai pris la route doucement jusqu’à la ville de Sidi Yahya où j’ai fait une deuxième pause, car je n’étais pas pressé en plus je connaissais bien cette route et mon objectif depuis ma sortie de la ville de Sidi Kacem, c’était d’arriver à Kénitra avant Midi.
En rentrant à Kénitra, j’ai passé directement au laboratoire photographique pour développer les trois films de 36 poses chacun, que j’avais utilisé durant toute cette sortie. Et avant d’aller à notre maison, j’ai passé voir un ami qui travaillait dans une blanchisserie et avec qui j’avais un rendez-vous à Oued Law malheureusement, il n’était pas venu (voir l’étape de Bouhmad) mais, j’étais toujours en contact avec lui et chaque fois que j’arrivais dans une ville, je lui envoyais un message ou bien je l’appelais ou bien c’est lui qui m’appelait pour s’informer sur mon parcours. Je l’ai trouvé dans son magasin entrain de servir plusieurs clients, alors je l’ai salué de loin en levant la main de la victoire et lui de sa part il m’a dit « bravo ! On se voit ce soir ». Puis je suis allé directement à notre maison. Cette fois ma mère n’a rien dit, car elle a commencé à s’habituer à mes folies.
Après la douche et le déjeuner familiale, j’ai fait une sieste puis je suis sorti pour aller chercher mes photos au labo. Vraiment j’étais très inquiet, car avec les anciens appareils analogiques, il faut s’attendre à tout. Même si tu as un très bon appareil et tu as utilisé un film de bonne qualité, il faut s’attendre au pire avec ces « techniciens » du laboratoire photographique et leur machine de tirage que la plus part d’entre eux ne savent pas la manipuler, car si les photos sont flous ou bien elles ont beaucoup de nuance de couleur ou bien de luminosité, tu ne peux pas protester, car ces « techniciens » vous disent que l’appareil n’est pas bon, ou bien le film est primé, ou bien la lumière a touché la pellicule, ou bien, ou bien… En général eux, ils sont toujours innocents.
Aujourd’hui tous ces problèmes sont finis grâce aux appareils numériques. Les photos maintenant tu les vois sur place, tu les traites sur ton ordinateur et pour les biens garder tu les graves sur un CD ou bien tu les enregistres sur une carte mémoire ou bien sur une clé USB et comme ça tu es libre de les développer ou bien non.
Heureusement toutes les photos de ce voyage sont bien sorties, sauf trois ou bien quatre que j’ai pris entre El Jebeha et Ketama. J’étais très heureux en les voyants, car elles sont pour moi un très grand souvenir à ne pas oublier et à bien grader et c’est grâce à ces photos que j’ai commencé à écrire le récit de mes voyages à vélo dans toutes les régions du Maroc.
1500 km, c’est le nombre de kilométrages que j’ai parcouru avec ma BMW. Chapeau pour toi princesse !
1500 km sans la moindre en panne, sans le moindre problème appart le fil du frein de la roue arrière que j’ai dû le changer à Midar par précaution, car il a commencé de ne pas répondre tout de suite à cause de son utilisation plusieurs fois dans les descentes dangereuses des montagnes de Rif. Sur ce parcours de 1500 km, j’ai vu plusieurs véhicules de marques célèbres en panne au bord de la route. En passant près l’un de ces véhicules, j’ai vu le mari sous le capot de la voiture entrain de chercher la panne et sa femme et ses deux enfants à côté de lui. La femme m’a vu la première et elle a dit quelque chose à son mari en riant, lui aussi a levé la tête vers moi avec un large sourire. Je les ai salués et j’ai passé mais, j’ai deviné ce qu’a dit la femme: « mon chéri la prochaine fois tu dois acheter des vélos pour nous, car ils sont plus sûr et plus agréable pour voyager ».
La bicyclette est la reine de la route.
Heureusement sur ce trajet de 1500 km, je n’ai pas vu un seul accident et ça c’est un bon point pour tous les chauffeurs. Vraiment il y a des endroits sur ce parcours surtout dans le Rif et près de la côte Méditerranéenne où la route est très accidenté avec des virages très serrés et très dangereux et il faut être un bon chauffeur pour y passer.
L'itinéraire complet de ce voyage à vélo dans le Nord du Maroc depuis la ville de Kénitra puis le retour à Kénitra après 14 étapes et une journée de repos à El Jabha et plus de 1500 km de route.
Ça, c’était le récit complet de ce long voyage dans le nord du Maroc et cet itinéraire je le conseille à tous les amateurs des voyages à vélo. Vraiment il est extraordinaire surtout près des côtes atlantiques et Méditerranéennes et dans les montagnes du Rif. Pour le retour de la ville d’Oujda à la ville de Kénitra en passant par les villes de Taza et Fès est un peu ennuyeux et monotone mais, c’était ma faute, car j’aurai dû prendre la route par la partie Est des montagnes de Rif en passant par les grottes de Zegzel, puis aller à Taza et faire un tour autour de Jbel Tazzeka,et après aller à Taounate au lieu de Fès et de Taounate j’aurais pris la route de Kénitra par la ville d’Ouazzane.
La prochaine fois, je vous parlais de mes voyages dans une autre partie du Maroc aussi belle que le Nord, c’est le Sud avec ses casbahs millénaires, ses dunes, ses oasis, ces gorges, ces rivières et sa population accueillante et hospitalière.
Le Maroc est parmi les rares pays du Monde où son Nord ne ressemble plus au sud et où l’Ouest est très différent de l’Est et où le centre est un monde appart et c’est aussi parmi les rares pays où on trouve, la mer, la montagne et le désert.













































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