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De la ville de Tinghir  aux gorges de Dadès en passant par la ville de Boumalne-du-Dadès sur une distance de 92 km.

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Les gorges de Dadès n’étaient pas dans mon programme au début de ce voyage au sud du Maroc;  mon étape après la ville de Tinghir était d’aller à Kalaat Magouna mais, après ma visite aux gorges de Todra et la sensation impressionnante que m’a laissée  cette visite,  j’ai décidé d’aller voir aussi les gorges de Dadès  qui sont sur ma route vers Ouarzazate.

J’ai quitté la ville de Tinghir vers 5 h  direction la ville de Boumalne Dadès par la route nationale N 10.  Cette route est large et vide  et elle passe en grande partie par une région désertique. Heureusement, sur ce passage de plus de 50 km la route est dans le faux plat descendant, ce qui m’a donné la possibilité  de rouler tranquillement et de préserver un peu d’énergie pour la fin de l’étape et la montée vers les gorges que j’avais déjà visitées avec des amis, mais  en voiture.

A Boumalne Dadès, une petite ville au débouché des gorges, j’ai fait une pause dans un café, puis j’ai fait une visite rapide au centre de la ville.

Vers 10 h, j’ai quitté la ville de Boumalne et aussi la route nationale  N10, et j’ai tourné à droite pour prendre la route régionale N 704 qui mène aux gorges. Une route dans un état lamentable et qui a seulement le nom d’une “Route″ mais en réalité, c’est un champ de mines et qui doit  être réservé pour les engins de guerre et ou bien de chantier, mais  pas pour les moyens de transport touristiques.

Une  route à mille et un trous, et comme disent les Marocains pour décrire l’état des routes de leurs villes : ″ Entre un trou et un trou, il y a un trou “. Et c’était la réalité ici en 2003. Il m’était impossible de lever les yeux et de regarder le paysage, car si je l’avais fait, sûr et certain,  je serais tombé dans l’un de ces trous. 

Et pour éviter ce problème, j’ai roulé la plupart du temps sur le bord de la route,  en piste, malgré les cailloux, mais un caillou  est moins dangereux qu’un trou et comme dit le dicton : ″ entre le pire et le malheur, on n’a pas le choix. “

La beauté de la vallée de Dadès est indescriptible et le paysage est magique, ce qui m’a poussé à faire plusieurs arrêts pour  prendre des phots, contempler ce chef-d’œuvre de la nature et aussi parler  avec les gens, surtout les vendeurs ambulants qui étaient par dizaines au bord de la route et qui  essayaient par tous les moyens de vendre leurs camelotes aux touristes. Ils ont essayé avec moi mais quand, ils ont su que je suis leur compatriote, ils m’ont laissé tranquille.

A 10 km des gorges, la route s’élève de plus en plus et c’est la partie la plus impressionnante  surtout au pied  d’un cañon  ou la route s’élève par des lacets dans une falaise rocheuse à pic. 

Sur le parcours de ces lacets  qu’on nomme ici « le serpent de Dadès », il y a une vue extraordinaire et tous les touristes  qui passaient par cette route s’arrêtaient ici pour prendre des phots; moi aussi je me suis arrêté et j’ai pris quelques photos avec ma petite reine.

Au sommet de cette montée,  j’ai vu un touriste qui était entrain de prendre des   photos  pour sa campagne; en me regardant, il s’est arrêté et il a commencé à applaudir  et quand je suis arrivé près de lui, il m’a dit : “ Toi, tu dois faire le Tour ″. Je lui ai répondu : ″ Et battre Lance Armstrong “ il a éclaté de rire puis, nous avons parlé un peu de mon voyage à vélo. Après je l’ai laissé prendre des photos pour sa campagne qui était toujours en position pour se faire prendre en photo sur un rocher avec une belle vue derrière elle, puis j’ai continué mon chemin cette fois sur une route  bien goudronnée jusqu’aux gorges.

Près des gorges, il y a des dizaines d’auberges mais moi, je  suis allé directement à l’auberge où j’avais passé la nuit avec des amis en 1999.

Après une pause de plus d’une heure, je suis sorti avec un jeune homme de la région et nous avons visité les gorges et aussi quelques  verges près de la rivière de Dadès. Vraiment, le paysage est magique et les gorges  sont impressionnantes, c’est un bel  endroit: calme et tranquille, et cette étape qui  était enivrante et magnifique du début jusqu’à la fin, est parmi les plus belles étapes de tous mes voyages à vélo  sur les routes du royaume du Maroc, malgré les méandres et la sinuosité de la route.

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Ouarzazate n'est pas loin ! Il faut seulement pédaler encore et encore sous un soleil de plomb.

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A mis chemin entre Er rachidia et Ouarzazate, au milieu du désert avec ma petite reine. 

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A l’entrée de la ville de Boumâlen près du souk. La vue de cette hauteur est absolument exceptionnelle avec l’oued de Dadès bordé de ksour et casbahs d’une belle couleur ocre.

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Boumâlen  du Dadès, une petite ville au débouché des gorges.

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La vallée des gorges du Dadès une excursion exceptionnelle, elle est comprise entre  Boumâlen et l’entrée des gorges.

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Au sommet de cette montée, j’ai rencontré un touriste Français qui m’a dit : ″ Toi, tu dois faire le tour de France “. Je lui ai répondu en riant: " Et battre Armstrong ! "

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C’est la partie la plus impressionnante des gorges, véritable cañon  ou la route s’élève par des lacets dans une falaise rocheuse à pic. 

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Je n’oublierai jamais cette route. «  Le plaisir de pédaler ce n’est pas dans la ligne droite » 

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Le paysage est très spectaculaire et est un des plus fameux du Maroc. 

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La route monte parfois et domine les environs. Les mosquées sont érigées, il y en a parfois plusieurs par village. 

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 Le Dadès irrigue les cultures : figuiers, luzerne pour le bétail, orge, blé, dattes. Cette vallée est une des plus fertiles du sud marocain. 

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Les cultures maraîchères abondent également, ainsi que les amandiers. 

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Les gorges de Dades sont vraiment impressionnantes. Les paysages et les couleurs changent beaucoup. J'ai continué  un peu loin des gorges  mais, la route n'est pas très bonne.

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Avec un jeune homme de la région qui m’a accompagné dans ma visite aux gorges et aux verges.

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Une petite auberge à la sortie des gorges.

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Avec le propriétaire de l’auberge, son adjoint, un touriste français et un autre chilien et leur faux guide.

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