vendredi 2 août 2013

Kénitra-Meknès

Glitter Words

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Tafilalt 2

De Kénitra à Smimou en passant par Arfoud et plusieurs villes du moyen Atlas, de la région de Tafilalet et de haut Atlas.


 Après le nord, et une grande partie du sud, et la visite de plusieurs villes du centre et de toute la côte Méditerranéenne  et plus de 1300 km de la côte Atlantique, il ne me restait maintenant que le Sud-est, et précisément la région de Tafilalet : l’une des plus belles régions du Maroc avec de la montagne, des dunes, des rivières,  des oasis, des gorges et une population modeste et accueillante.

Cette région  je l’ai déjà visitée en quatre roues  mais  cette fois, j’ai voulu la revisiter à deux roues, car  pour moi, la bicyclette est le seul moyen de transport où le voyageur et  en contact direct avec les gens et la nature. Et on ne l’a pas surnommée reine de la route pour rien.

Pour faire ce voyage, j’ai  étudié  tous  les itinéraires qui  mènent de Kénitra  à  Arfoud, la capitale du Tafilalet,  et à la fin j’ai décidé  d’aller par la route nationale No6 jusqu’à Meknès  et de Meknès je prendrais la route nationale  No 13 qui mène à Arfoud  en traversant le moyen Atlas.  Ça c’est pour l’aller, pour le retour et au lieu de retourner à Kénitra,  j’ai décidé  d’aller à Smimou là où je travaille, et pour ça, j’ai programmé de prendre la route nationale No10 qui mène à Ouarzazate en passant par les gorges de Toudra  et de Dadès. De Ouarzazate, je prendrais la route  nationale No9 qui mène à Marrakech par le haut Atlas et son fameux col de tizi n'Tichka qui culmine à plus de 2600 mètres. De Marrakech, j’ai décidé d’aller à Imn-n-Tanoute par la route régionale No212,  et de Imn-n-Tanoute je prendrais la nouvelle route régionale qui mène à Smimou, ma destination finale, par Ait Daoud.

J’ai choisi cet itinéraire pour plusieurs raisons:

  • Il est très long, plus de 1500 km, et c’était mon objectif de faire un long voyage. 
  • Il était très varié sur le plan des paysages : montagne, désert et plaine. Il manquait  seulement la côte que j’ai déjà faite de Smimou à Kénitra en 2002.
  •  Cet itinéraire passe par les routes nationales et des villes touristiques,  et j’ai fait ce choix pour être sûr de trouver un hôtel ou bien une auberge pour passer la nuit et ne pas tomber en panne comme durant mon voyage entre Boujaad  et Rommani.
  • J’ai choisi Smimou comme  destination finale  de ce voyage afin de laisser mon vélo chez moi et de retourner à Kénitra, chez  mes parents en autocar, comme ça ma Bmw ne serait pas un " fardeau"  pour moi le jour de la rentrée scolaire.

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A trois jours de mon départ, j'ai emmené Ma Bmw chez un  réparateur de vélo pour lui faire une visite complète. Et à mon retour à la maison, il n'y avait personne,  j'ai pris tous les vases et je les ai mis autour de ma petite reine pour  prendre elle une photo souvenir.

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J' ai aussi pris une photo avec "elle" comme deux combattants qui vont en guerre.


VOICI LE RECIT COMPLET DE CE LONG VOYAGE DE 15 JOURS.

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Première étape:  de la ville de  Kénitra à la ville de Meknès.

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De Kénitra à Meknès en passant par Sidi Allal Bahraui, Tiflèt, Khemisset sur une distance de 140 km. 


 

J’ai décidé de prendre la route vers Tafilalt après la fin du Tour de France mais malheureusement, le dimanche 27 / 07/ 2003, le jour de la dernière étape du Tour,  les services météo du Maroc ont annoncé une vague de chaleur qui allait toucher  le territoire du royaume et elle allait être très  élevé  au sud et au centre, sur ma route ! Et cette canicule allait durer une semaine.

Que faire ? J’étais prêt et je ne pouvais pas attendre une semaine sans rien faire. Alors, j’ai décidé de prendre la route en espérant que les services météo auraient   tort comme la plupart de temps, mais malheureusement cette fois, ils avaient raison car le lendemain j’ai senti une petite augmentation de la température  et le mardi, 29/07, le jour de mon départ la canicule était au top surtout entre Khemissat et Meknès où  j’ai beaucoup souffert sur cette route  pour le compte de la  première étape  de ce voyage de 15 jours.

Cette première étape entre Kénitra et Meknès, je l’ai commencée le matin vers 6h en prenant la route régionale 405  qui mène à Sidi Alal El bahroui. Cette route de 27 km, était très médiocre et elle avait aussi une mauvaise réputation pour le nombre d’agressions  sur les automobilistes, car elle  passe en grande partie au milieu de la forêt de Maâmoura.

Pour éviter tout problème, j’ai roulé prudemment en regardant chaque fois à gauche et à droite surtout dans des passages où il n'y avait que de la forêt et si je voyais un "homme" de loin je me ralentissais  et je faisais semblant de  régler mon vélo ou bien de boire. 

Dans cette partie de la forêt de Maâmoura  entre Kénitra et  Sidi Alal El bahroui,  il y avait beaucoup de braconniers  de bois. Ils coupaient les arbres sans autorisation la nuit, puis ils mettaient le bois dans une cachette et le jour ils venaient le ramasser dans des charrettes à cheval  pour le vendre  en ville  aux propriétaires des bains et des fours. J’ai vu des charrettes à cheval remplies de bois qui ne passaient pas loin de la route et le conducteur sous la charrette dans une position acrobatique,  conduisant avec une vitesse extraordinaire comme les Indiens du Far West. 

Heureusement, ces pratiques ont cessé maintenant car l’Etat punit toute personne qui achète le bois illégalement et si on avait laissé faire ce braconnage intensif de bois, il ne resterait pas une seule arabe dans cette forêt  la plus grande au niveau national  et l'une des plus grandes forêts de chêne-liège dans le monde.      

Après ces 27 km de méfiance et de peur, j’ai tourné à gauche pour prendre la route nationale N 6 qui mène à Meknès.

Cette route nationale était très large et plate mais, très remplie par des véhicules. J’ai roulé prudemment jusqu’à la ville de Tiflet où j’ai fait ma première pause.

Après la pause, j’ai pris la route, toujours dans le plat, mais cette fois le degré de la chaleur était très élève.

A Khemissat, j’ai fait une longue pause pour prendre mon déjeuner: du pain avec du thon et une limonade.

Après la pause, j’ai quitté Khemissat sous une chaleur d’enfer et chaque fois que je passais prés d’un vignoble, ils sont nombreux sur cette route, je m’arrêtais pour me reposer.

Prés d’un  vignoble, le gardien m’a vu et il a coupé une grande grappe de raisin et  il est venu prés de moi, après les salutations, il m’a tendu la grappe très  rouge  avec des raisins très gros, j’en ai mangé un peu, ils étaient vraiment  délicieux. Personnellement,  je n’ai jamais gouté de raisin aussi sucré que celui-là  et j’ai dit à cet homme : " Ce genre  de raisin on ne le trouve pas au marché " il m’a dit : " C’est pour le  KASS (le  " KASS" en dialecte marocain, c’est le  verre du vin) " et j’ai compris, cette récolte est destinée  à l’usine de fabrication  de vin qui se trouve dans les environs de Mekès.

J’ai mangé toute la grappe et  avant de partir ce monsieur a coupé d’autres grappes mais, j’ai refusé de les prendre toutes, car mon sac à vélo était plein, j’en ai pris seulement une et je l’ai attachée au guidon et sur la route, chaque fois que j’ai eu envie de manger, je prenais un  grain de raisin ou bien deux.

A mi-chemin entre la ville de Khemisset et la ville de Meknès et précisément après le pont sur Oued Baht, le profil de la route  a changé en passant du plat au faux plat montant jusqu’à la ville de Meknès où je suis entré vers 16h, épuisé moralement et physiquement pas à cause de la distance,  140 km, mais à cause de la chaleur.   

La première chose que faite cette fois, c’était d’aller dans une pharmacie pour acheter une boîte de Doliprane car j’avais mal à la tête, après je suis allé  à Bab Mansour dans la vieille ville, là où se trouvent les hôtels moins chers.

A l’hôtel le réceptionniste était très aimable avec, il m’a donné une chambre au rez-de-chaussée, très grande et aérée et où il faisait un peu frais.

Après avoir récupéré un peu de force et après que le mal de tête a disparu, je suis sorti pour faire une visite dans la ville et  comme toutes les autres villes impériales du Maroc : Marrakech, Fès et Rabat,  la ville de Meknès est divisée en deux parties : la ville ancienne et la ville moderne séparées par le vallon de l’oued Boufakrane. De la ville nouvelle, on peut jouir d’une très belle vue d’ensemble sur la médina avec ses nombreux minarets, ses remparts, sa cité impériale, ses murailles et ses monuments historiques appartenant à l’époque de Moulay Ismail (1672-1727), le second sultan alaouite.

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Dans la forêt de Maâmoura, au milieu des chênes-lièges,  à quelques kilomètres de Sidi Allal Bahroui.

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Cette région de Sidi Allal Bahroui est très connue par la culture de la pastèque.

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A l'entrée de la ville de Tiflèt , l'une des villes de la tribu de Zemmour.

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Prés d'un vignoble, ils sont nombreux sur cette route entre la ville de Tiflèt et la ville de Meknès. 

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Une longue pause dans un café à Khemisset.

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A mi-chemin entre la ville de Khemisset et la ville de Meknès et précisement près d'un pont sur Oued Baht.

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A 10 km de la ville de Meknès, près d'un autre vignoble. Ici ces champs de ce fruit son nombreux. Malheureusement, leurs productions sont destinées pour l'usine de fabrication de vin.

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Une photo souvenir à mon arrivvée à Meknès près de Bab Mansour, l'un des plus célèbres  portes  "bab" du Royaume.

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Bab Mansour el Aleuj est la plus importante et la plus remarquable porte de Meknès achevée en 1732 par Moulay Abdallah, fils du sultan Moulay Ismaïl. Elle a été conçue par un chrétien converti à l'islam, d'où son nom : La porte de Mansour, le renégat. Les colonnes de marbre qui ornent les bastions latéraux en saillie proviennent des ruines de Volubilis. Mise à part sa valeur historique, Bab Mansour est considérée par les habitants de la ville comme le portail liant le passé au présent.

Meknès

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lundi 3 février 2014

Meknès - Ifrane- Azrou

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L'étape 2: le 30/07/ 2003 de Meknès à Azrou par Ifrane

Sur cette carte de Google , j'ai passé par le village de Boufekrane.

Meknès- Azrou

De la ville de Meknès à la ville d' Azrou en passant par les villes d' El Hajeb et d'Ifrane sur une distance 90 km .


J’ai quitté la capitale Ismaélite, Meknès, vers 7 h direction la petite suisse marocaine, Ifrane.  Cette petite ville du Moyen-Atlas construite sur le style européen, est très prisée notamment pour ses stations de ski où Marocains et étrangers  y affluent pour s'y détendre et y exercer leurs loisirs en toute quiétude. Nichée dans un cadre naturel fait de forêts, de lacs, de fleuves, de falaises, de chutes, de plaines et de montagnes, Ifrane est considérée comme l'une des plus belles villes du royaume.

En sortant de la ville de Meknès, j’ai pris la route nationale N 13 qui mène à El Hajeb.  Les 37 km qui séparent ces deux villes, je les ai faits  dans le faux plat montant jusqu’ à  El Hajeb  qui se trouve sur  les premières pentes du Moyen-Atlas à 1045 mètres d'altitude.

A l’entrée d’El Hajeb, et dans une petite épicerie, je me suis arrêté pour acheter de l’eau et des biscuits ; après, je me suis assis sur une caisse de limonade près de la porte de cette épicerie pour me reposer un peu. Et chaque fois qu’une personne passait près de l’épicerie, elle disait à l’épicier : " Ala selamet bentk". Impossible de traduire ce mot mais je vais essayer : " Ta fille a la vie sauvée " ou bien " Heureusement pour ta fille, elle s’est sauvée ". J’ai compris de cette phase que la fille de l’épicier a eu un « accident » ou bien quelque chose de malheureux  lui était arrivé. Je me suis soudain rappelé d’un accident,  dont la veille, sur la route entre Kénitra et Meknès, je l’ai entendu parler sur les ondes de la radio de Méd 1. Cet accident a eu lieu  à l’entrée de la ville d’El Hajeb en causant 5 morts sans que le commentateur  donne  des explications.

Après la pause, j’ai pris la route  dans une montée, car comme je l’ai dit avant,   la ville de l’El Hajeb se trouve sur  les premières pentes du Moyen-Atlas. Sur le grand boulevard qui mène au centre-ville, j’ai vu du goudron  qui coulait partout comme l’eau de la pluie et à la sortie de la ville, j’ai vu un camion-citerne  renversé au milieu d'un jardin et beaucoup de personnes l’entouraient. J’ai demandé à un passant : "Qu'est-ce qu'est arrivé ?"   Il m’a dit : " Le conducteur de ce poids lourd a perdu le contrôle de son véhicule dans la descente peut-être à cause du frein   et dans ce virage, il a heurté le mur de ce pont, puis il s’est renversé sur les gens qui étaient dans le jardin. Celui qui n’est pas mort, il a pris un bain  au goudron".  

Quel horrible accident ! J’étais très touché, des gens assis sur les bancs d’un jardin pour profiter de la fraicheur de la soirée durant ce mois d’aout, soudain un camion qui leur tombe sur la tête. C’est quoi ça : Le hasard ? La chance ? Le destin ?  Je n’ai rien compris mais, la "Mort"  prend  toujours de nouveaux moyens pour venir vous chercher comme dit un dicton.

Après une pause dans un café, loin de ce lieu dramatique, j’ai pris la route régionale N 707 qui mène à Ifrane en laissant à ma droite la route  nationale N 13 qui mène à Errachidia par le Moyen-Atlas.

Cette route régionale de 40 km qui mène à la petite suisse marocaine est très large, bien faite: une route royale !  Et c’est vrai, car jadis, feu Sa majesté le Roi  Hassan II l’empruntait pour aller à son palais royal d’Ifrane,  là où il passait toujours ses vacances. Aujourd’hui notre Roi Mohammed VI l’emprunte aussi pour aller se retire dans cette ville en temps de neige pour aller à la station de ski de Michlifen,  qui est la deuxième station de sports d'hiver au Maroc après l'Oukaïmeden dans le Haut-Atlas.

Malgré la beauté de cette route qui  passe en grande partie au milieu des cèdres et chênes, j’étais mal à l’aise et pas dans une grande forme à cause de la fatigue de la veille, entre Kénitra et Meknès, où j’ai beaucoup souffert.  Cette fatigue m’a poussé à faire plusieurs arrêts dans cette montée de plus 1600 m d’altitude qui mène à Ifrane, et il y avait des moments sur cette route où j’ai pensé mettre fin à cette sortie et retourner à Meknès en taxi. 

Vers midi, je suis arrivé à Ifrane,  une station de ski fondée de toutes pièces en 1929, à 1650 m d’altitude, au milieu d’une vaste clairière située au cœur  d’un important massif forestier. L’agglomération est uniquement composée  de villas, de chalets, hôtels,  colonies de vacances, et  ces colonies de vacances,  ça me rappelle mon enfance, car j’ai séjourné trois fois dans ces lieux entre 1977 et 1979.

Après une pause dans un café, je suis allé directement au lieu où se trouve  le célèbre Lion d'Ifrane pour prendre une photo souvenir avec mon vélo cette fois, car j’ai plusieurs photos près de cette sculpture.  Ce Lion est devenu l’emblème de la ville d’Ifrane et tous les visiteurs qui viennent à cette ville rendent visite à  ce chef-d’œuvre.

(Cette sculpture, finement taillée sur du granite, qui a fait rêver et fait encore rêver tous ceux qui l’ont vue, et surtout admirée dans sa splendeur. Cette sculpture érigée en plein pays d’Islam ou la représentation figurée est strictement interdite, mesure dans sa posture au repos quelques 7 mètres de long, 1 mètre 50 de large et 2 mètres de hauteur. Bien qu’il soit un redoutable prédateur, ce lion vous donne l’impression de sortir non pas d’une forêt vierge mais d’une cage de cirque : Un jeune lion bien dressé voir docile mais surtout bien « apprivoisé ». Ce lion qui fut dix huit fois cité, au XVI siècle, par Léon l’Africain.  Populaire et familier, présent aux armoiries de la ville ; qui évoque Ifrane l’associe immédiatement au paysage et a ses propres souvenirs.) Un article de www.marocantan.com

Après une petite balade dans les rues et les jardins de cette  ville - ils sont nombreux les terrains verts ici  et  Ifrane est la capitale écologique du Maroc- je  suis retourné au centre-ville pour prendre mon déjeuner, mais  j’ai été surpris par les prix exagérés des repas par exemple: une omelette aux tomates et du pain, 20 dh, ce n’est pas vrai ! Je me suis aussi renseigné sur les prix des hôtels, le moins cher 150 dh. Si cette ville est considérée comme l'une des plus belles villes du royaume, c’est aussi la ville la plus chère pour le Marocain moyen, et  ce n'est pas pour rien que cette ville est surnommée la petite Suisse du Maroc.

C’est trop cher pour moi de rester ici, alors j’ai décidé de changer le programme du jour et de quitter la "Suisse"  et d’aller au "Maroc". Et pour moi le "Maroc", c’est la ville d’Azrou qui se trouve à 17 km de la petite Suisse du Maroc. 

Vers 16 h, j’ai quitté Ifrane et après 3 km seulement, j’ai été surpris par un orage, alors je me suis arrêté au bord de la route, j’ai mis mon imperméable et j’ai caché mes affaires dans des sacs de plastique et j’ai pris la route dans la descendante  avec un dénivelé négatif de  463m qui était avantageux pour moi.

A Azrou, dont le nom signifie "le rocher" en Berbère, est une petite station estivale à 1200 m d'altitude, j’ai pris une chambre dans un hôtel au prix de 30 dh la nuit. Pour le diner, j’ai pris un bol de "harira" (une soupe marocaine), un œuf et du pain, le prix 6 dh puis j’ai pris un verre de thé à la menthe dans un café au prix de 3 dh. Vraiment cette ville est à l’inverse de sa voisine Ifrane, la vie ici est moins chère. La soirée, je l’ai passée sur une grande place où il y avait un festival musical animé par des chanteurs locaux.          

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L'épuisement totale dans cette montée  qui mène à la ville Ifrane qui se setue à plus de 1700 m d'altitude .

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j'avais pensé à mettre fin à cette sortie et retourner à la maison à cause de cette montée vers Ifrane et aussi à cause de la fatigue causée par la chaleur durant la première étape entre  Kénitra et Meknès où j'ai beaucoup souffert.

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Le célèbre Lion d'Ifrane, ce lion fut sculpté par un professeur de dessin du lycée Gouraud de Rabat durant les années 1930 et 1931, il s’agissait du sculpteur Henri Moreau.

Cette sculpture, finement taillée sur du granite, qui a fait rêver et fait encore rêver tous ceux qui l’ont vue, et surtout admirée dans sa splendeur. Cette sculpture  mesure dans sa posture au repos environ  7 mètres de long, 1.50 m. de large et 2.00 m. de hauteur. Bien qu’ il soit un redoutable prédateur, ce lion vous donne l’impression de sortir non pas d’une forêt vierge mais d’une cage de cirque : Un jeune lion bien dressé voir docile mais surtout bien « apprivoisé ». C’est peut être, ce que l’artiste voulait faire  du jeune lion du Moyen Atlas.

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Ifrane, la capitale écologique du Maroc, est la deuxième ville la plus propre au Monde après Calgary au Canada, rapporte le journal électronique "MBC Times".
La ville d'Ifrane a obtenu ce classement au vu des résultats d'une enquête sur la qualité de vie qui tient compte des facteurs tels que la disponibilité de l'eau, le ramassage des déchets, le système des égouts, la pollution atmosphérique et la densité du trafic.
"N'ayant pas d'industries, la qualité de l'air est optimale" à Ifrane, indique le journal, qui souligne que cette ville "est considérée comme l'une est villes les plus propres au monde".

Ifrane

Azrou

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vendredi 21 février 2014

Azrou-Zaïda

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de la ville de Azrou à la ville de Zaïda dans le Moyen-Atlas par le col de Zad à 2178 m d'altitude.

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 De Azrou à Zaida en passant par Timahdite  et le col de Zad à 2178 m d'Altitude sur une distance de 99 km.


Le matin vers 7h, j’ai quitté la ville d’Azrou après avoir pris mon petit déjeuner dans un café,  direction la ville de Zaïda  dans la partie est du Moyen-Atlas et pour y aller, il faut passer par deux cols. Et les premiers kilomètres, le premier col de 1945 m d’altitude  avec un dénivelé positif de 724 m. Très dur, surtout au début de l’étape, et au moment où les muscles ne sont pas encore réveillés. Mais, j’étais bien préparé psychiquement, car la veille dans la descente vers Azrou, j’ai vu l’autre route montante qui mène à Zaïda et qui serpente la montagne  au milieu de la forêt et j’ai dit : " Demain, tu vas payer cette descente cash".   

Heureusement pour cette montée, elle passe en grande partie au milieu des cèdres et des chênes des deux bords de la route, qui est totalement ombragée et avec une pente moyenne, entre 6 et 8 %, et pas  de passage très dur du pied du col jusqu’au sommet.

Après ce col, il n’y a que du faux plat descendant jusqu’à la ville de Timahdite.  Après cette ville berbère du moyen Atlas, la route traverse un grand plateau dans le faux plat montant jusqu’au  pied du col de Zad qui se situe  à 2184 m d’altitude.

La montée de ce col n’était pas dure, car la pente est moyenne et le dénivelé n’est pas assez grand, à peu près 150 m. Et comme je l’ai dit avant (voir l’étape de Ketama) les cols qui se trouvent loin de la mer ne sont pas très durs même si leurs altitudes sont bien élevées,  car ils ont une pente moyenne  et le dénivelé entre le pied et le sommet n’est pas très grand, ce n’est pas le cas des cols qui se trouvent près de la côte, ils sont à pic, comme les cols du Rif, avec une pente très élevée et un dénivelé très grand  même s’ils ont une altitude moyenne. 

Après ce col, il n’y avait que de la descente et du faux plat descendant jusqu’à la ville de Zaïda qui se situe à 1453 m d’altitude.   

Entre ce col de Zad et la ville de Zaïda, j’ai fait plusieurs arrêts, car le paysage est superbe: des arbres, des lacs saisonniers et des sources. Et près d’une source au bord de la route, j’ai pris mon déjeuner : un morceau  du pain, une  boîte de thon  et deux grosse pêches de la région, tout à fait délicieuses et bien sucrées.

A 10 km de la ville de   Zaïda, j’ai été surpris par un orage  comme l’étape à précédente entre Ifrane et Azrou. Les orages sont quelque chose de courant dans la montagne, c’est pour cela que j’ai emmené avec moi mon imperméable et un collant au mois d’aoûte.

A Zaïda, j’ai pris une chambre dans un hôtel au prix de 40 dh la nuit, un hôtel très modeste mais  bien propre.

La ville de  Zaïda est très petite avec un seul boulevard qui la divise en deux parties, et ce boulevard est rempli de cafés et de restaurants de l’entrée jusqu’à la sortie, car c’est  une ville de passage et de repos pour les voyageurs qui prennent  la route nationale N13 qui relie le centre et le sud-est du royaume.  

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Très dure la montée du col de Jebl Hebri à 1974 m d'Altitude, car elle vient au début de l'étape.

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Cette montée passe en grande partie au milieu des cèdres et des chènes et  sa pente est moyenne, entre 6 et 8 %.

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La fin du col  de Jebl Hebri, après  il n’y a que du faux plat descendant jusqu’à la ville de Timahdite. 

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Le col de Zad  à 2184 m d’altitude. C'est  le plus haute col du Moyen-Atlas.

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Une longue pause près d'un lac au bord de la route, le paysage est superbe pour se reposer et prendre du souflle après avoir passé par deux cols.

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j’ai fait plusieurs arrêts sur cette route , car le paysage est superbe: des arbres, des lacs saisonniers et des sources.

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Près d’une source au bord de la route, j’ai pris mon déjeuner : un morceau  du pain, une  boite de thon  et deux grosse pêches de la région, tout à fait délicieuses et bien sucrées.

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Le Moyen-Atlas, château d’eau du Maroc par excellence, est la montagne nord-africaine la plus riche en zones humides, notamment en lacs naturels, en rivières et sources fraîches.

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jeudi 17 avril 2014

Zaïda-Rich

L'étape N 4: le 1/08/ 2003 de  Zaïda à Rich par Midelt

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De la ville de Zaïda à  la ville de Rich par la ville de Midelt sur une distance de 106 km.

De la ville de Zaïda à  la ville de Rich par la route nationale N13

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Le matin, en quittant la ville de Zaïda vers la ville de Rich (Errich), la route nationale N 13 était presque vide. J’ai roulé tranquillement dans une région semi-désertique et dans le plat et le faux plat montant jusqu’à la ville de Midelt qui se située à 1 521 mètres d’attitude.

Dans cette ville berbère  à la jonction des chaînes du Moyen Atlas et du Haut Atlas oriental, j’ai fait ma première pause.

Après la pause, j’ai quitté Midelt et la fraicheur des montagnes de l’Atlas et je suis entré dans un autre Maroc,  tout à fait différent, c’est le désert !  Et comme je l’ai dit avant, le Maroc est un des  rares pays au Monde où un cycliste peut faire dans un court parcours de la côte, de la montagne et du désert.

Après 20 km dans la descente  et le faux plat descendant, la route  commence à s’élever en forte pente dans une région entièrement déboisée, totalement inculte et inhabitée vers le col du Tizi N'Talghemt (le col de la chamelle) où elle franchit le premier chaînon du Haut-Atlas.

Ce col de la chamelle, que j’ai nommé le col du miel, car il y avait plusieurs vendeurs de miel du pied du col jusqu’au sommet, je l’ai franchi  tranquillement car il n’est pas très dur et  sa pente est moyenne entre 5 et 7%.    

Au sud du col, la route redescend sur une distance de cinq kilomètres en suivant une vallée déboisée sans végétation et complètement inhabitée qui est particulièrement inhospitalière. La roche, d'une couleur grise avec par endroits des affleurements de teinte beige, est de nature schisteuse, ce qui contribue à donner à la terre  un aspect désolé.

Après la fin de la descente, j’ai roulé dans le faux plat descendant jusqu’à l’entrée des gorges du Ziz ou j’ai fait une pause au milieu d’un paysage lunaire.

Après ces gorges, il n’y a que le plat, le vide et le soleil !  

Au kilomètre 103, j’ai tourné à droite pour aller à Rich (Errich),  une petite ville entourée de montagne au sud marocain.  Cette  ville de la région de Meknès-Tafilalet,  est très connue par la prison secrète de Tazmamart qui se trouvait à proximité.

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Le matin, après  ma sortie de la ville de Zaïda pour aller à Errich. la ville de Errachidia est encore loin. 

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Au pied du col du Tizi n'Talghemt, de la chamelle en Berbère. Moi, je l'ai nommé le col de la miel, car il y a plusieurs vendeurs du miel du pied du col jusqu'au sommet.

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Une pause avec un vendeur du miel au milieu de la montée.  

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une bouteille de "Coca cola" bien chaude en plein désert, le prix 300 dh ( 30 euros)  ! Oui,  mais c'est du miel "pur", produit par l'abeille du désert selon le vendeur.

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La fin de la  montée du col de Tizi n'Talghemt qui se situe  à 1907 m, une montée pas très dure car la pente est moyennne.

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A l'entrée des  gorges de ziz, un paysage lunaire. 

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Dans un village au milieu du désert, j'ai rencontré  un garçon dans un café, il m'a dit: " si j'ai un vélo comme toi, je quitterai ce bled pour toujours". 

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La ville de Er-Rich  dans la région de Meknès-Tafilalet. Elle est très connue par la prison secrète de Tazmamart qui se trouvait à proximité.

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La petite ville de Errich (Rich) entourée de montagne au sud marocain dans le gorges de ziz . C’est une oasis de magnifiques paysages panoramiques où les couleurs contrastent avec le rouge des habitations, le bleu de ciel et la couleur de l’argile dans les berges de ziz qui s'étirent à perte de vue, le tout déposé au fil de l'eau (rivière de ziz).

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samedi 14 juin 2014

Rich-Errachidia

De Rich à Er-Rachidia

rich-rachidia

De la ville de Rich à la ville de  Er-Rachidia,  l'ancienne  Ksar-Essouk (le fort du marché), qui se  située à 1029m d'altitude. C'est le chef-lieu de la province du même nom, correspondant à la région du Tafilalet.


De la ville de Rich à la ville de Er-rachidia 70 km.


La première partie de ce voyage qui m’a mené de la ville de Kénitra à la ville de Rich  dans le sud-est du Maroc et qui a duré   4 jours  avec une distance de 435 km en grande partie dans les montagnes du Moyen Atlas, sauf l’étape 1 entre Kénitra  et Meknès qui a été dans le plat, mais  avec une distance de 140 km, la plus longue  étape  de ces quatre jours.

La deuxième partie, dont je vais commencer le récit maintenant,  m’a mené  de la ville Rich  à Tinghir dans le Haut Atlas  en passant par Erfoud et Tinejdad dans la région de Tafilalet. Cette deuxième partie avait duré 3  jours avec une distance de 286 km.

Cette deuxième partie était différente de la première sur tous les plans : climat, paysage et population aussi.  C’est un autre Maroc tout à fait différent des autres régions que le voyageur découvrira  au-delà de l'Atlas en empruntant la route qui mène au Tafilalet. Itinéraire aux étonnants contrastes, qui fera passer, en quelques heures, le voyageur, de la verte forêt verdoyante de cèdres, à la montagne rocailleuse, puis aux palmeraies pleines de fraîcheur et aux sables sahariens.

Pour cette deuxième partie, j’ai décidé de changer mon programme  et de me lever à 4 heures (à l’aube), au lieu du 6h du matin et de m’arrêter de pédaler avant midi au lieu de 16 heures, tout ça pour éviter la chaleur écrasante qui règne dans cette région du sud-est du Maroc durant les mois d’été, où la température à l’ombre dépasse les 400 c.  J’ai dit à  l’ombre, car sur une route où il n’y a pas la moindre "ombre"  où le goudron chauffe  et ajoute lui aussi quelques degrés. Croyez- moi 500 C,  c’est le prix fixe du soleil ici en été. Mais tout ça n’enlève rien au charme de cette  extraordinaire partie du Maroc  que je conseille à tous les touristes qui viennent au Maroc  de la visiter, et de profiter de son paysage sublime où la nature est encore vierge.

A partir de Rich, la nationale N13 poursuit sa route tout droit vers la ville d’Er-rachidia, en longeant la rivière de Ziz (la gazelle). Elle  emprunte la vallée de  l’Oued dès  les premiers kilomètres,  puis les premiers palmiers apparaissent sur les bords des cours d'eau, et c'est bientôt un ruban vert qui serpente entre les rochers abrupts, aux tons roux, contrastent curieusement avec la fraîche verdure de la vallée.

Cette  partie de  l’Oued Ziz, entre Er-Rich et Er-Rachidai,  est la plus remarquable et la plus magique.  J’ai fait plusieurs  arrêts pour prendre des photos et si j’avais trouvé un lieu sûr, j’aurais laissé  mon vélo et  serais descendu dans le  lit de  l’Oued et j’aurais marché un peu  au milieu de cette  végétation luxuriante où les cultures combinent les palmiers, les arbres fruitiers, puis au-dessous les céréales : blé, orge et avoine,  et enfin la luzerne, pour le bétail, et les cultures maraîchères.  Les villages sont traditionnels, mais les maisons en pisé laissent place aux murs en béton, plus solide et plus confortables. Néanmoins l'architecture et les couleurs traditionnelles sont préservées.

Au kilomètre 50, la nationale N13 s’éloigne de la vallée du Ziz et s’enfonce en plein désert  jusqu’à Er-Rachidia,  l'ancienne  Ksar-Essouk  (le fort du marché), qui se  située à 1029m d'altitude. C'est le chef-lieu de la province du même nom, correspondant à la région du Tafilalet.

Au centre-ville d’ Er-Rachidia, j’ai pris une chambre dans un hôtel au prix de 40 DH la nuit,  puis je suis sorti  pour prendre mon déjeuner.  Il faisait tellement chaud dehors que j’ai été dans l’obligation de prendre  un sandwich et une limonade à la hâte et de retourner  à ma  chambre.

Vers 16 h,  je suis allé à Ain Meski (La Source Bleue) à 20 km d'Er-Rachidia en direction d'Erfoud en taxi, je n’ai pas voulu prendre mon vélo car le lendemain  j’aurais   passé par le même chemin  pour mon voyage vers la ville d’Erfoud.  

La source était pleine de monde, car c’est  la seule attraction de toute la ville Er-Rachidia  surtout pendant les mois chauds de l’été où la température dépasse les 40 degrés. Je suis resté plus de deux heures,  j’ai bien nagé avec les enfants.  

La nuit, il faisait encore  chaud, cette fois à l’intérieur de la chambre,  ce qui m’a poussé à passer la nuit sur le  balcon et chaque fois je me levais  et je prenais une douche et ça a duré comme ça jusqu’à l’aube.     

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Au fond de la vallée de Ziz, les cultures combinent les palmiers, les arbres fruitiers, puis au-dessous les céréales : blé, orge et avoine et enfin la luzerne, pour le bétail, et les cultures maraîchères.  Les villages sont traditionnels, mais les maisons en pisé laissent place aux murs en béton plus solide et plus confortables. Néanmoins l'architecture et les couleurs traditionnelles sont préservées.

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Le Ziz creuse toujours son lit, et la route N13 passe quelques mètres plus haut. Cette partie  de Ziz, entre Er-Rich et Er-Rachidia est magique, il est préférable de la faire à pied.

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Ici, le soleil est Roi en été, tu peux le toucher avec ta main, car tu le sens au-dessus de ta tête. Cette chaleur étouffante  m'a poussé à faire plusieurs arrêts pour boire et me  rafraîchir.

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La nationale N13 poursuit sa route tout droit vers Er-rachidia, en longeant la rivière de Ziz.

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L'oued Ziz naît dans le Haut Atlas oriental  et s'écoule pendant 280 km en creusant son cours dans les roches de la montagne en créant d'impressionnants paysages avec une puissance exceptionnelle décuplée pendant les crues. Le Ziz va vers l'est puis aux environs de Rich, vire au sud en traversant l'immense palmeraie de Tafilalet. Le Ziz finit par disparaître dans les sables du Sahara vers Taouz.

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Près du Tunnel du légionnaire entre la ville de Rich et la ville d'Errachidia, il a été creusé  par les  légionnaires entre juin 1927 et mars 1928.

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Le Tunnel du Légionnaire"

En 1928, entre Midelt et Erfoud, au coeur des monts de l'Atlas, sur la route du Ziz, la Légion a percé le tunnel Foum-Zabbel, "tunnel du légionnaire". Menant au Tafilalet, la route a été creusée en plein roc. A l'entrée, sur le rocher de rouille, un légionnaire a gravé :

La montagne nous barrait la route.

Ordre fut donné de passer quand même.

La Légion l'exécuta.

Et, à l'autre bout, sous la grenade, on peut lire :

L'énergie de leurs muscles

Et leur indomptable volonté

Furent leurs seuls moyens.

Soixante mètres de longueur, huit de large, trois de hauteur, c'est l'oeuvre de la compagnie de sapeurs-pionniers du 3° Etranger. Durant des semaines et des mois, au pic, à la barre à mine, des hommes se sont relayés pour forcer le granit, les yeux brûlés de poussière, la gorge sèche. Leurs noms sont inscrits sur la falaise, à la sortie sud, des noms de partout et de nulle part ! Ceux de la Légion.

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Près de Hammat Moulay Ali Chérif  à 40 km au nord de Errachidia .

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Hammat Moulay-Ali-Cherif et Hammat Moulay-Hachem. A environ 40 km d’Errachidia, ces deux petites stations aux vertus complémentaires sont entourées de belles palmeraies. La première est particulièrement recommandée pour favoriser l’élimination des déchets par l’organisme et traiter les problèmes de constipation, d’atonie intestinale et d’obésité. On préconise aussi de s’y baigner pour venir à bout de certaines douleurs rhumatismales. Toutefois, les deux bassins (l’un réservé aux hommes, l’autre aux femmes) de Hammat Moulay-Ali-Cherif mériteraient d’être rénovés. - See more at: http://www.lecourrierdelatlas.com/Voyages/Le-Maroc-Bien-etre-et-retour-aux-sources.html#sthash.r3BbQJtx.dpuf
Hammat Moulay-Ali-Cherif et Hammat Moulay-Hachem. A environ 40 km d’Errachidia, ces deux petites stations aux vertus complémentaires sont entourées de belles palmeraies. La première est particulièrement recommandée pour favoriser l’élimination des déchets par l’organisme et traiter les problèmes de constipation, d’atonie intestinale et d’obésité. On préconise aussi de s’y baigner pour venir à bout de certaines douleurs rhumatismales. Toutefois, les deux bassins (l’un réservé aux hommes, l’autre aux femmes) de Hammat Moulay-Ali-Cherif mériteraient d’être rénovés. - See more at: http://www.lecourrierdelatlas.com/Voyages/Le-Maroc-Bien-etre-et-retour-aux-sources.html#sthash.r3BbQJtx.dpuf
Hammat Moulay-Ali-Cherif et Hammat Moulay-Hachem. A environ 40 km d’Errachidia, ces deux petites stations aux vertus complémentaires sont entourées de belles palmeraies. La première est particulièrement recommandée pour favoriser l’élimination des déchets par l’organisme et traiter les problèmes de constipation, d’atonie intestinale et d’obésité. On préconise aussi de s’y baigner pour venir à bout de certaines douleurs rhumatismales. Toutefois, les deux bassins (l’un réservé aux hommes, l’autre aux femmes) de Hammat Moulay-Ali-Cherif mériteraient d’être rénovés. - See more at: http://www.lecourrierdelatlas.com/Voyages/Le-Maroc-Bien-etre-et-retour-aux-sources.html#sthash.r3BbQJtx.dpuf

Hammat Moulay-Ali-Cherif et Hammat Moulay-Hachem. A environ 40 km d’Errachidia, ces deux petites stations aux vertus complémentaires sont entourées de belles palmeraies. La première est particulièrement recommandée pour favoriser l’élimination des déchets par l’organisme et traiter les problèmes de constipation, d’atonie intestinale et d’obésité. On préconise aussi de s’y baigner pour venir à bout de certaines douleurs rhumatismales. Toutefois, les deux bassins (l’un réservé aux hommes, l’autre aux femmes) de Hammat Moulay-Ali-Cherif mériteraient d’être rénovés.

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La route nationale 13 suit en grande partie le cours du Ziz. Le paysage lunaire est digne de l'ouest Américain.

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Le paysage où passe le Ziz est diversifié, en passant des  roches et plissements calcaires à nu vers une vallée fertile bien verte. Oued Ziz ( la gazelle en berbère) est l'âme de Tafilalet, c'est comme le Nil pour l'Egypte.

Errachidia

 

La Source Bleue De Meski à 20 km au sud d'Errachia.

un petit écrin de verdure au milieu de nul part ! Un paradis construit par la Légion étrangère au début du XXème siècle répondant au doux nom de : Source Bleue de Meski !

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De la haute de la falaise, une belle vue sur la source et Oued Ziz.

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La source  est juste à l'entrée du village. Elle jaillit dans une petite grotte au pied de la falaise.

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On l'appelle la source bleue car c'était une escale "des hommes bleus".

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La source, havre de fraicheur et de quiétude durant toute l'année, sauf les mois d'été où elle  est envahie par les habitants de Errachidia et ses environs et aussi par  les vacanciers Marocains résident  à l'étranger qui ne peuvent pas supporter la chaleur de leur Bled.

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Le bassin en ciment fait construit par légion.

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A 20 km d'Er-Rachidia en direction d'Erfoud, une petite route goudronnée part à droite et mène à la source bleue de Meski. Elle prend naissance dans une cavité rocheuse et s'écoule dans un bassin construit par les légionnaires sous le protectorat français. La source a, comme toujours, des vertus curatives. Ici, c'est la fertilité que cette eau claire a décidé de favoriser. Ce lieu idyllique est très prisé des touristes et des habitants de Er-rachidia durant l’été. Vous pouvez vous balader le long de la rivière, la végétation y est luxuriante. 

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jeudi 24 juillet 2014

Errachidia-Erfoud

Errachidia-Erfoud 2

Errachidia-Erfoud

 De la ville d'Er-rachidia à la ville d'Erfoud, postée aux portes du Tafilalet et au sud de la vallée du Ziz.

 De la ville d'Er-rachidia à la ville d'Erfoud 73km.

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Je me suis réveillé avant 4h du matin, j’ai pris un yaourt avec des biscuits que j’ai achetés la veille, puis j’ai fait mes ablutions et j’ai attendu l’appel du muezzin pour la prière d’Al fajr  "l’aube".

Après la prière, j’ai pris mon vélo et je suis sorti. Les rues de la ville étaient vides, pas une âme dehors, à part quelques chats qui fouillaient encore les poubelles en toute liberté.

Loin de la ville et de ces lumières, la route nationale N 10 était  sombre, car le soleil n’est pas encore levé mais, je n’étais pas inquiet, car cette région de Tafilalt est la plus sûre de tout le Royaume et si c’était le cas dans une autre région comme le Rif, El Gharb ou bien Casablanca, je n’aurais pas osé prendre la route à cette heure-là.  

A Ain Miski, un petit écrin de verdure au milieu de nulle part ! Un paradis construit par la Légion étrangère au début du XXème siècle répondant au doux nom de : Source Bleue de Mesk  qui se trouve à 20 km de la ville d’Errachidia, et que j’ai visitée la veille, j’y ai fait ma première pause et par chance, j’ai assisté à un spectacle extraordinaire: c’était le lever du soleil  sur la vallée de Ziz et ses palmiers. Vraiment, c’est un superbe spectacle, qui n’était dans mon programme et  que j’aurais dû   rater si je n’étais  pas sorti tôt.

D’Ain Miski (la source bleue),  la route nationale N 10 longe la vallée de Ziz dans un paysage qui vous laisse bouche bée jusqu’à la ville de Erfoud

A Aoufous  qui se trouve à mi-chemin entre Er-Rachidia et Erfoud, j’ai fait une deuxième pause pour manger et me reposer un peu.

Après la pause, j’ai pris la route et chaque fois, j’ai fait un arrêt pour contempler ce magnifique paysage qui se trouve au bord de la route. J’ai pris aussi des phots souvenirs avec un seul regret de n’a pas avoir avec moi un  appareil  numérique car à ce temps-là (2003) cela coutait  cher: 2 méga pixels  à plus de 3000 dirhams. Aujourd’hui, 2O méga pixels à moins de 1000 dirhams.

A 25 km d’Arfoud et sur la rive droite de l'Oued Ziz et à quelques dizaines de  mètres seulement de la route nationale 13, surgit une source avec un jet d’eau de plus de 2 m  qui  ressemble de prés au  jet d’une baleine en plein  océan, la seule différence c’est qu’il est  au milieu du désert. C’est  la source de Aïn El Ati, découverte en 1987, et qui fait jaillir un jet d'eau qui s’élève sur plusieurs mètres.

Vers 11 h, je suis arrivé à la ville d’Erfoud qui se situe au milieu de l'Oasis du Tafilalet  l’une de plus grandes palmeraies du Maroc, plus de 800000 palmiers qui produisent de nombreuses variétés de dattes. Une vraie mer de palmiers d’un vert sombre aux contrastes saisissants à cause la roche rouge qui l’entoure, et qui est traversé par l’oued Ziz et ses affluents.

Au centre-ville et plus précisément à coté de la station des grands taxis, j’ai pris une chambre dans un hôtel très propre et moins cher, 40 dh la nuit. Mais comme il faisait très chaud, il m’était impossible de dormir  et comme à Er-Rachidia,   j’ai passé la nuit sous la douche. Chaque heure  je me levais  et je prenais une douche et ça a duré comme ça jusqu’à l’aube.     

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Erfoud est la capitale marocaine de la datte  et aussi c'est la capitale du  Tafilalet.

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Le début de l’immense palmeraie du Tafilalet, sans doute la plus grande du Maroc, plus de 800000 palmiers qui produisent de nombreuses variétés de dattes.

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Une vraie mer de palmier d’un vert sombre aux contrastes saisissant à cause la roche rouge qui l’entoure.

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La vallée du Ziz offre des paysages à couper le souffle.

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On ne se lasse pas d’admirer ces villages fortifiés, ces grandes oasis verdoyantes.

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Une pause à Aoufous  à mi-chemin entre Er-Rachidia et Erfoud.

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La nationale N13 poursuit sa route tout droit vers Erfoud, en longeant la vallée de Ziz. 

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Un paysage qui vous laisse bouche bée jusqu’à la ville de Erfoud.

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Près de la source de Aïn El Ati.  Cette source  est située sur la rive droite de l'Oued Zize à 25 km de la ville d'Erfoud.

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Cette source, découverte en 1987, fait jaillir un jet d'eau qui s’élève sur plusieurs mètres.

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La nuit dans ma chambre à Erfoud, en train d'étudier l'étape prochaine entre Erfoud et Tinghir par Tinejdad.

Erfoud

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jeudi 5 février 2015

Erfoud-Tinghir

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De la ville de Erfoud au sud-est du Maroc  à la ville  Tinghir au pied du Haut-Atlas sur une distance de 142 km en plein désert.

De la ville de Erfoud à la ville de Tinghir par Google Map.

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La veille dans la ville Erfoud, je me suis bien renseigné sur cette  route régionale N 702 qui mène à Tinjedad  et qui passe en plein désert, mais malheureusement  sans résultat car elles étaient rares les personnes qui la connaissent.  Alors,  j’ai décidé d’aller à la station des grands taxis avec un seul espoir, de trouver quelqu’un qu’il l’a faite.  

(Au Maroc il y a deux sortes de taxis: les petits taxis et les grands taxis. Les petits, on les trouve aux centres-villes  avec une couleur distincte pour chaque ville et on les a nommés petits taxis parce que ce sont en général des petites voitures : Fiat Uno, Peugeot 205. Et les grands taxis font le trajet entre les villes ou bien les villages ; ils ont aussi une couleur distincte pour chaque préfecture, et on les a  nommés grands taxis parce qu’ils sont des grandes  voitures, en général la Mercédès 240 qui a disparu de la circulation en Europe mais que l’on voit encore sur les routes du Royaume où elle est toujours appréciée par les chauffeurs malgré son âge).

Et le premier chauffeur rencontré, je lui ai dit : comment est la route qui mène à Tinjedad ?  Il m’a répondu : ″ C’est bien, il faut seulement avoir une voiture bien réglée, car la route est vide et aussi il faut faire le plein car il n’y a pas une seule station d’essence ″. Je lui ai répondu avec un large sourire : ″ Mais, moi je n’ai  pas besoin d’essence, j’ai une bicyclette ″ Et le chauffeur a poussé un cri ″ Quoi ? Bicheklita ! (bicyclette dans le dialecte marocain)  C’est très dur.″ Puis, il a ajouté  ″Si tu veux faire cette route à bicyclette,  je te conseille de retourner à Er-rachidia et de prendre la route nationale car cette route qui mène à Tinjedad est presque vide et elle  passe en grande partie en plein désert ″. 

La nuit dans ma chambre j’ai bien étudié cette route régionale qui mène à Tinjedad sur tous les plans et à la fin, j’ai décidé de prendre le risque  et de  la  faire.

Vers 3h du matin, je me suis levé, j’ai pris un yaourt et des biscuits que j’avais achetés la veille et je suis sorti avant l’aube.

La route était sombre et vide et après 20 km de pédalage sous les lumières des étoiles,  le soleil a commencé de se lever,  alors  j’ai décidé d’arrêter en plein désert  pour assister  à cet extraordinaire spectacle    que je n’aurais pas une autre occasion de voir et aussi pour  prendre des photos souvenir car c’est quelque chose de magique,  le lever du soleil sur le désert.

Après avoir fait ma prière d’El Fajer « l’aube », j’ai pris la  route avec une seule intention, de ne pas faire une pause jusqu’à Tinjedad. Et pour profiter le maximum de la fraicheur matinale, j’ai décidé aussi de rouler  à bloc comme disent les coureurs du Tour avec une moyenne de  25 et 30 km/h, et c’est une bonne moyenne pour un  VTT bien chargé de bagages.

Dans la première partie de cette étape qui m’a mené de  Erfoud àTinjedad, la route se trouve dans le faux plat montant avec un dénivelé négatif de plus de 200 m mais heureusement,  je n’ai pas senti cette différence car le vent m’y était favorable du début jusqu’à la fin. Et sur ce passage de 88 km, j’ai croisé quelques voitures de touristes ; la plupart, des Land Rover mais  pas un seul taxi ou bien un autocar.

En arrivant à  Tinjedad, j’ai été soulagé et heureux après cette traversée désertique.  Vraiment,  j’avais eu peur car une  crevaison ou bien une panne sur cette route déserte et sous un soleil de plomb, elle m’aurait été fatale. Heureusement, tout s’est bien passé et ma BMW était à la hauteur comme toujours.  Elle ne m’a jamais laissé en panne une seule fois ;  une vraie princesse de route. 

Dans une laiterie (Mehlaba), j’ai fait une longue pause, j’ai mangé un peu et j’ai acheté quelques provisions pour le reste de l’étape et quand j’ai voulu régler mon addition, le propriétaire de cette laiterie m’a offert un verre de lait et des dattes, je lui ai dit que je n’ai pas commandé ça, alors  il m’a répondu : ″c’est pour le vélo ″. J’ai bu le lait et j’ai mis les dattes dans ma poche et j’ai pris la route, très ému de ce geste.

La deuxième partie de cette étape qui m’a mené de  Tinjedad à Tinghir passe  aussi par une région désertique mais, sur cette  route, il y avait des véhicules car c’est une route nationale qui relie le sud-est au sud-ouest du Maroc (Errachidia à Agadir par Ourzazate).  Et malgré le faux plat montant sur ce passage de 56 km, le vent m’était toujours favorable.

A Tinghir j’ai pris une chambre dans un hôtel au prix de 25 dh la nuit, mais, la nuit, je l’ai passée sur la terrasse comme la plupart des clients, car il nous était impossible de dormir dans les chambres à cause de la chaleur étouffante qui règne ici durant l’été. 

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 Dans ma chambre d'hôtel à Erfoud, j'ai passé la nuit à étudier cette étape entre Erfoud et Tinghir par la route régionale N 702 qui passe en plein désert. Un vrai casse-tête, car cette étape  n'était pas dans mon programme et  le  problème c'est que cette route qui mène à Tinjedad par Erfoud, n'était pas mentionnée ni sur le livre des routes du Maroc ni sur la carte que j'avais avec moi et qui date de 1997.

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Ce n'est pas le coucher du soleil mais, c'est le lever !

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Dans cette région du sud-est du Royaume, j'ai décidé de prendre la route avant l'aurore et de m'arrêter avant 12 h pour profiter de la fraicheur du matin et aussi pour éviter la chaleur écrasante du midi.

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Durant ces étapes du sud-est, j'ai beaucoup bu d'eau du début de l'étape jusqu'à la fin pour éviter tout risque de déshydratation.

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la meilleure façon pour me  reposer, c'est de prendre des phots chaque fois que l'ocasion se presente.

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Au milieu des poteries du Sahara.

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Cette  route entre Erfoud et Tinjedad traverse en grande partie une contrée désertique. Une crevaison ici, c'est l'enfer !

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La route est presque vide, vraiment j'avais peur d'une panne.

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C'est le désert: pas le  moindre arbre pour s'abriter. Prendre des photos sous le soleil devient pour moi un acte pénible.

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Cette plaque de signalisation est inexistante dans les auto-écoles du Nord du Maroc.

Erfoud

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