samedi 14 mai 2011

Bekane-Oujda

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De la ville de Berkane à la ville d'Oujda après une visite éclaire à la station balnéaire de Saïdia sur une distance de 84 Km.

J’ai quitté la ville de Berkane vers 6h, après une nuit blanche passée dans un hôtel de « 00000 », pour aller à la plage de Saïda qui se trouvait  à 20 Km de la ville de Berkane.

Après une heure de pédalage dans une région plate où la route passait entre des dizaines de fermes, je suis arrivé à Saïda qui se trouve à quelques mètres seulement de l’Algérie.

La plage de Saïda est l'une des plages les plus célèbres du Maroc. C'est la perle bleue de la Méditerranée comme on la nomme ici, mais malheureusement à mon arrivée je l'ai trouvée trop sale; beaucoup d'ordures dans les rues et sur la plage aussi. Quelle honte pour le tourisme dans cette région qui est l'une des régions les plus appréciées par beaucoup de Marocains et cette plage est la seule pour toute la région de l'est du Royaume. Des milliers de personnes viennent ici chaque été des régions de Berkane, Oujda, Ahfir, Jerada... et de Nador aussi sans s'oublier bien sûr les émigrés marocains qui sont d'origine Rifaine ou bien de Chark (l'est) du Maroc et qui viennent eux aussi par des milliers pendant les vacances estivales.

Vers 8h30min, j’ai pris la route direction Oujda en passant par Ahfir. La route entre la plage de Saïda et la petite ville d’Ahfir est plate et elle longe de près de la frontière algéro-marocaine. 

A Ahfir j’ai fait une longue pause dans un café puis j’ai pris la route. Après quelques kilomètres de ma sortie de la ville d’Ahfir, j’ai rencontré la seule difficulté de cette étape; c’était le col de Guerbouss: un petit col de 539m. Un col de quatrième catégorie comme on classait ce genre de montée dans le tour de France. J’ai passé ce col doucement et ce n’est rien à voir avec les cols de Rif qui sont de la première catégorie et que j’avais franchis sous un soleil de plomb avec une grande peine.

Après le col de Guerbouss, j’ai roulé doucement sur une route large et plate jusqu’à la ville d’Oujda. A l’entrée de la ville, un Monsieur qui était sur une bicyclette avec un panier de légumes sur le porte-bagage et un sac de plastique plein de pains accroché au guidon, est venu près de moi et il m’a salué, je l’ai salué moi aussi et il m’a posé des questions sur ma ville d’origine, sur mon voyage et mon itinéraire depuis le départ; j’ai répondu à toutes ses questions alors que nous pédalions  tous les deux sur le boulevard Mohammed Derfoufi jusqu’à la Mosquée Omar ibn Abbdelaziz. En arrivant près de la Mosquée, il m’a aidé à prendre des photos près des pigeons qui étaient sur une grande place, puis je lui ai demandé l’adresse d’un hôtel propre et moins cher, alors il m’a dit « ici il y a beaucoup d’hôtels très jolis et avec un prix très bas » et il a ajouté « après la fermeture des frontières le prix d’une nuit dans les  hôtels ici a connu une chute libre »  et il m’a proposé d’aller voir un, pas loin de la Mosquée Omar ibn Abbdelaziz. Nous sommes allés ensemble jusqu'à l’hôtel et il a dit au réceptionniste « thla fi had elrajl » traduction : prend soin de ce monsieur. Après avoir pris la clé de la chambre, je suis resté un peu de temps avec mon compagnon près de la porte de l’hôtel, nous avons parlé encore du vélo et du sport en général, car mon compagnon était lui aussi un amateur du vélo, à la fin  il m’a salué et il m’a dit « Si tu restes demain à Oujda je t’inviterai à passer chez moi », je lui ai dit « merci pour l’invitation, mais demain matin je  prendrai  la route en autocar » sur ce point il m’a conseillé de ne pas le faire et de faire le retour à vélo et il a ajouté « si tu ne le fais pas, tu le regretteras ». A cette occasion je lui dis merci pour son aide et pour le conseil, car sans son conseil et ses encouragements, je n’aurais pas fait le retour à vélo ça c’est sûr.  

Dans une superbe chambre, j’ai rangé mes affaires et j’ai pris une douche. La chambre était très propre et très jolie avec une armoire et un grand miroir. Le matelas  et les couvertures  était très propres et de bonne qualité (Richebond yassalam !) et le prix de cette chambre était de 30 Dh la nuit seulement avec une douche gratuite. Vraiment c’est incroyable.

Chaque fois que je passais dans un hôtel, j’ai toujours eu des discussions avec les responsables de l’hôtel et parfois avec des clients. Cette fois à Oujda, j’ai beaucoup parlé avec le réceptionniste sur la ville d’Oujda et ces régions et il m’a dit « Oujda avant la fermeture de la frontière était très prospère avec  beaucoup de monde qui venait ici du Maroc et de l’Algérie pour le commerce ou bien pour le tourisme. Le prix d’une chambre dans un hôtel comme ce lui-là se négociait entre 150 et 200 Dh la nuit. Après les attentats de 1994 et la  fermeture des frontières, la ville tout entière est entrée dans une léthargie et plusieurs propriétaires d’hôtels ont mis la clé sous la porte »

L’après-midi, j’ai visité le parc de Lala Aicha; c’est un grand espace avec un jardin, un grand café et  une piscine, malheureusement il n’y avait pas d’eau dans la piscine à cause de la sécheresse qui a frappé l’est du Maroc cette année-là, ce qui a poussé les responsables de la ville à fermer le « robinet » et à laisser les enfants de la ville nager dans le « vide ».

Après la visite du parc, je suis allé à la vieille ville où  j’ai fait une visite dans ses ruelles qui étaient pleines de marchandises de contrebande: des dizaines de variétés de caschers, yaourts, fromages, biscuits, boites de conserves, jus de fruits… J’ai laissé toutes ces produits made in … qui n’ont pas d’origine ni de nationalité ni de date pour aller manger un plat made in Oujda, c’est Karntikat (un mélange de la farine de pois chiche avec des ouefs et du beurre, c’est ça que m’avait dit un vendeur). Ce plat est très célèbre dans cette région du Maroc  et très apprécié par les oujdis et pour manger ce plat tu n’as pas besoin de faire une longue recherche; des dizaines de marchands ambulants  se trouvaient dans la vieille ville, alors j’ai pris un morceau et je suis allé dans un café populaire pour prendre un verre de thé avec de la menthe et cela a été mon casse-croûte et mon diner aussi. 

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Karntikat made in Oujda.

La soirée je l’ai passée sur la grande place près de la Mosquée d’Omar ibn Abbdelaziz, je ne me rappelle pas bien du nom de cette place, je pense que c’était la place de l’unité africaine. Cette place a été très remplie de monde avec beaucoup d’animation.                

Après avoir fait la dernière prière de la journée (El Aichaâ) dans la Mosquée d'Omar ibn Abbdelaziz, l'une des plus grandes mosquées de la ville, je suis monté dans ma chambre, pas pour dormir, mais pour se décider sur le moyen de transport à prendre pour faire le retour à la maison: par l'autocar ou bien avec ma Bmw. Et faire aussi un arrêt-bilan de ces onze jours à vélo dans le Nord du Maroc.

Après avoir bien réfléchi et bien étudié l’itinéraire entre la ville d’Oujda et la ville de Kénitra en passant par Taza, Fez et Sidi Kacem, j’ai décidé de faire le retour à vélo en cinq étapes sur une distance de 520km et ça était un défi à relever pas plus, car je savais d’avance qu’il n’y avait rien d’intéressant à voir sur cette route que j’avais déjà faite en train et en autocar aussi.

NB: La route ferroviaire longe de près la route Nationale.

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L’arrivée à la plage de Saïdia, l’une des plus célèbres stations balnéaires sur la côte méditerranéenne marocaine.

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L’arrivée à la ville d’Oujda, la capitale de l’orientale marocaine et l’une des plus grandes villes du Royaume.

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Le matin sur cette place près de la mosquée Omar ibn Abbdelaziz, il y avait peu de monde et peu de pigeons aussi.

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La soirée, il y avait beaucoup de monde  et beaucoup de pigeons aussi. Avec le temps les pigeons ont appris à régler bien leurs "montres" sur l’heure de  manger.

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Après la fermeture des frontières entre le Maroc et l’Algérie 1994, plusieurs hôtels ont  été obligés de fermer et un peu seulement ont pu résister à cette catastrophe "politique" entre deux pays "frères".

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Horloge de la communauté urbaine d'Oujda près de la  Mosquée Omar ibn Abbdelaziz.

Cette photo, je l’ai prise de la terrasse de l’hôtel.

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Faire un voyage à vélo, c’est superbe. Le faire à cheval, il serait extraordinaire.

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Plusieurs personnes se précipitaient pour prendre une photo avec cette monture de légende. Le cheval est l’un des animaux les plus admirés par les marocains.

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Si les frontières étaient ouvertes, j'aurais fait un petit tour en Algérie.

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jeudi 16 juin 2011

Oujda - Taourirt

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L'itinéraire de retour en vert de la ville d' Oujda à la ville de  Kénitra en passant  par Taourirt, Taza, Fès et Sidi Kacem sur une distance de 530 Km.


La veille dans la  chambre de l’hôtel à Oujda, j’avais décidé de faire le retour à la maison sur ma petite reine au lieu de prendre l’autocar comme cela était programmé avant mon départ de Kénitra. J’ai pris cette décision pour trois raisons: la première raison, c’était à cause de l’encouragement des deux messieurs que j’avais rencontrés; le premier, c’était le garçon de l’hôtel  à Ketama et le seconde, c’était le monsieur sur une bicyclette, que j’ai rencontré à l’entrée de la ville d’Oujda. La deuxième raison c'était un défi  de plus pour moi à relever et la troisième raison, c’était, pour que ce voyage soit complet, qu’il fallait que je  fasse le retour à vélo, comme ça je n’aurais pas de regret comme m’ont dit les deux anges de la route (voir l’étape de Ketama et l’étape d’Oujda).

L’itinéraire de retour (voir les flèches vertes sur la carte ci-dessus) a été très facile et très court aussi, seulement 530 Km, mais sur le plan de paysage, il a été monotone, ce n’est pas le cas comme l’itinéraire de l’aller (voir les flèches rouges sur la carte ci-dessus) qui a été très long (1000 Km) et très dur aussi, surtout dans les étapes montagneuses du Rif et sur le plan de paysage, il a été extraordinaire du début jusqu’à la fin et comme je l’avais dit avant, cet itinéraire de l’aller est parmi les itinéraires les plus beaux du royaume du Maroc.

Heureusement, cet itinéraire n’est pas le seul au Maroc, car il y en a d’autres plus fantastiques aussi dans les autres régions du Royaume, malheureusement la majorité  des voyageurs qui visitaient ce pays à vélo ou bien par un autre moyen de transport,  prenaient la route côtière de l’Atlantique et la plupart d’entre eux disaient « j’ai traversé le Maroc ou bien j’ai visité le Maroc». En réalité, c’est faux, le royaume Maroc ce n’est pas la côte atlantique. Le royaume du Maroc, c’est plus de 710.000 Km²: de la côte méditerranéenne au nord jusqu’à la frontière avec la Mauritanie au sud et de la côte atlantique à l’ouest jusqu’à la frontière avec l’Algérie à l’est et au sud-est. Toute cette immensité a donné  un centre riche avec des villes historiques; Fez, Marrakech et Meknès et un sud millénaire avec de vieilles Kasbahs et des gravures rupestres  qui sont témoignes  de l’ère préhistorique, sans oublier aussi les chaînes montagneuses du Rif et de l’Atlas et leurs centaines de rivières, de sources, de cascades, de vallées et de sommets couvertes de neiges pendant une grande période de l’année et en fin le Sahara, ça c’est la cerise sur le gâteau, qui occupe une très grande partie du sud du Maroc et qui laisse le visiteur bouche bée par son immensité, son calme, ses dunes, ses oasis, ses hommes bleus, ses animaux invisibles… et ses mirages aussi.

La côte atlantique est un peu « moderne » et cela aussi c’est un argument de plus pour éviter ce parcours, avec de grandes villes d’aspect européen; Tanger, Casablanca, Agadir, et des routes pleines de véhicules, sans oublier les embouteillages à l’entrée de la plupart des agglomérations  de cette côte, ce qui est  dangereux pour un cycliste. Par contre, le centre et surtout l’est et le sud-est sont des régions « traditionnelles », 100 0/0 marocaines sur tous les plans: culturel, artistique, culinaire, vestimentaire… Vraiment, ces régions ont conservé leur marocanité et le bonus pour un cycliste dans ces régions-là; ce sont les routes, elles sont presque vides, c’est extraordinaire pour faire le vélo en toute tranquillité et liberté aussi, car elles sont des régions « sécurisées » pas par les agents de sécurité, mais par le respect  et l’hospitalité de ses habitants envers n’importe quel « étranger »  quelle que soit sa race ou bien sa religion.   

Je ne fais pas de la publicité  pour mon pays et je ne travaille pas pour le ministère du tourisme non plus, mais je dis ça seulement pour partager avec les gens qui aiment les voyages, des lieux superbes à voir, des moments pleins de plaisirs et de découvertes. Découverte de nouveaux paysages et des nouvelles cultures, car le royaume du Maroc est un pays multiculturel et multilinguistique et pour les amateurs des voyages à vélo, je leurs dis: le royaume du Maroc est parmi les rares pays de monde où dans un itinéraire de pas plus de 500 km, un voyageur à vélo peut faire de la côte, de la montagne et du désert aussi.               

Est-ce qu’on peut trouver cette variété de paysages dans d'autres pays ?


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Première étape de cette deuxième partie de mon voyage dans le Nord du Maroc de la ville d'Oujda à la ville de Taourirt en passant par la petite ville d'El Aioun sur une distance de 108 Km.


J’ai quitté la ville d’Oujda vers 7h direction la ville de Taourirt qui se trouvait à 108 Km de la capitale orientale.

 

La route entre ces deux villes était très bonne dans une région aussi dépourvue d’accident géographique notable que de véritable source d’intérêt; çà et là une kasbah ou bien un grand village; presque partout une maigre steppe que broutaient par endroits, des moutons et des dromadaires; voilà en définitive un itinéraire dont le principal intérêt est celui d’une liaison rapide entre le Maroc oriental et le Maroc occidental. Pas la moindre difficulté sur ce parcours rectiligne à part la chaleur, une chaleur de mois d'août étouffante.

 

A El-Aïoun, une petite ville qui se trouve à mi-chemin entre Oujda et Taourirt, j’ai fait une longue pause dans un café où j’ai pris un gâteau et un verre de lait avec du sirop. Après une demi-heure de repos, j’ai pris la route après avoir acheté de l’eau, deux morceaux de chocolat  et des biscuits, car l’El-Aïoun était la dernière escale pour s’approvisionner avant l’arrivée dans la ville de Taourirt.

Le paysage entre El-Aïoun et Taourirt était le même qu’entre Oujda et l’El-Aïoun; un paysage désertique, plat et monotone, rien à voir sur cette route à part un soleil de plomb qui se trouvait au-dessus de ma tête dans un ciel clair, pas un seul nuage pour me cacher et m’épargner un peu de ses rayons brûlants.

Vers 13h je suis rentré à Taourirt un peu fatigué, pas à cause de la route, car comme je l’ai dit avant, elle était plate, mais à cause  de la chaleur. Vraiment, il ne faut pas venir ici en été, ça, je le conseille pour tous les amateurs de voyage à vélo.

Après une visite rapide dans la ville, je suis allé dans un hôtel, il y en avait deux dans toute la ville, alors j’ai choisi celui qui se trouvait sur le plus grand boulevard près du rond-point (voir photo au-dessous), car je l’ai vu très grand et de l’extérieur il était « propre ». Malheureusement, j’ai fait le mauvais choix, car à l’intérieur  je me suis trouvé dans un vrai taudis avec des chambres trop sales, des lits et des couvertures d’un autre temps et pour les toilettes je ne parle pas, car pour y rentrer il faut avoir un masque à gaz et je ne pouvais pas faire une marche arrière, car j’ai déjà payé les 30 Dh et en plus je n’avais pas  pu prendre le risque et aller voir l’autre hôtel. « Mieux vaut une perte que deux »

NB: l’après-midi dans un café, le garçon m’a dit que l’autre hôtel  était très propre.

Cette mésaventure a été très utile pour moi durant les autres voyages et chaque fois que je rentrais dans un hôtel je demandais au responsable de voir la chambre avant de payer. Mais malheureusement dans les villes où il n’y avait qu’un seul hôtel, je ne pouvais rien faire et le pire c’était dans les villes où il n’y avait pas d’hôtel (voir l’étape de Taftach).

L’après-midi, je l’ai passé dans un café, car je n’avais pas pu bouger à cause de la chaleur qui régnait encore et les rues de la ville étaient presque désertes de toute âme.

Vers 18h, les gens ont commencé à sortir de leurs maisons et la plupart d’entre eux  allaient vers l’ouest de la ville, alors je les ‘ai suivis jusqu’à une petite fontaine, qui se trouvait à la sortie de la ville. Arrivé sur ce lieu, j’ai vu des gens, la plupart en famille, les uns sur les bancs et les autres faisaient "le pèlerinage" au tour de cette "sacrée" fontaine. Vraiment, elle est sacrée cette fontaine, car c’était le seul lieu pour toute une population pour se rafraîchir et passer un peu de temps loin de leurs habitations. Moi aussi, j’ai fait trois ou bien quatre tours au tour de cette fontaine puis, j’ai pris le chemin du retour vers la ville où j’ai pris mon diner et acheté mes provisions pour l’étape de Taourirt-Taza.

Dans la caverne d’Ali baba, c’était le nom que j’avais donné à cet hôtel, j’ai cherché dans toutes les chambres, elles étaient toutes ouvertes et j’étais le seul client "prisonnier" avec le propriétaire, un vieil homme très malade qui toussait tout le temps et une grosse femme; sa femme, sa concubine ou bien une employée  de l’hôtel ? Je n’ai pas su qui elle était. Mais la plupart du temps, ils étaient toujours dans la même chambre, ils parlaient de la vente de l’hôtel et des problèmes avec les autorités de la ville et ça se voyait que l’hôtel était au bord de la faillite  et dans cette discussion, c’était la femme qui parlait le plus et c’est toujours les femmes qui parlent le plus. Après plusieurs recherches, j’ai pu trouver un oreiller, un matelas et une couverture, qui étaient, heureusement, en bon état, après, je suis allé sur le balcon qui était très large et j’ai préparé mon lit loin de des chambres et leurs odeurs nauséabondes.


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J’aurais dû prendre la route du Rif pour le retour à la maison, car malgré les difficultés dans cette région, il y avait des beaux paysages au bord de la route; par contre sur ce parcours entre Oujda et Kénitra par la route nationale N1, il n'y avait ni difficulté  ni rien à voir à part un paysage monotone et du soleil de plomb au dessus de ma tête.   

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Une petite fontaine à la sortie de la ville pour tous les habitants de Taourirt qui venaient ici après le crépuscule (à ce moment-là que les autorités la démarraient). La plupart des gens venaient en famille  pour se rafraîchir  et passer un peu de temps après une journée très chaude que la plupart d’entre eux avaient passée cloués entre quatre murs surtout les écoliers qui étaient en  « vacances ».

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Il y a des villes au Maroc qui sont presque  mortes, pas d'animation, pas d'endroit pour passer une journée de vacances surtout pendant les mois d'été, qui sont très chauds. Personnellement  j’ai passé seulement un après-midi dans cette ville de Taourirt et croyez-moi je l’ai passé collé sur une chaise  dans un café pour regarder  « Al jazzera », car il faisait très chaud  et les rues de la ville étaient désertes jusqu'au crépuscule

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L'hôtel où j'ai passé la nuit à Taourirt, il se trouvait au centre-ville. D’apparence  c'est un « joli » hôtel, mais à l'intérieure, c’est un vrai taudis.

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mardi 5 juillet 2011

Taourirt-Taza

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De la ville de Taourirt à la ville de Taza en passant par
Guercifsur une distance de 115 Km.

J'ai quitté la ville de Taourirt vers 7h, après avoir pris mon  petit-déjeuner dans un petit café, direction la ville de Taza. Au début, la route entre ces deux villes était plate et le paysage était désertique jusqu'à la ville de Guercif qui se trouve à 64 km de la ville de Taza.

A Guercif, j'ai fait une longue pause pour manger, m'approvisionner et me reposer. Après la pause, j'ai pris la route doucement cette fois, le paysage a changé avec un peu de verdure et des arbres (des oliviers) au bord de la route et dans les champs.

A 30 Km de la ville de Taza et dans un grand espace de repos  pour les vacanciers il y avait un café-restaurant et une grande place des jeux pour les enfants, alors j'ai décidé de faire  une deuxième pause, j'ai pris une limonade et un paquet de biscuits et je me suis allongé sur une chaise pour contempler le paysage de cette région: un paysage désertique et lunaire.

Après cet espace de repos, j’ai rencontré la seule difficulté de cette étape; c’était le col de Rejem-Zhazha: un petit col de 579m. Après ce col, j'ai roulé dans le faux plat descendant jusqu'à la rentrée de la ville de Taza. Après la rentrée, il y avait une petite montée pour aller à la nouvelle ville et une autre pour aller à l'ancienne ville, car à Taza l'ancienne ville est loin de la nouvelle ville (1,5 Km par la route et 500m à pied) et ce n'est pas  le cas dans les autres villes du Maroc ou l'ancienne ville se trouvait au centre entouré par la nouvelle ville.

Dans la nouvelle ville près du bureau de la CTM (compagnie du transport au Maroc), j'ai pris une chambre dans un hôtel au prix de 40 Dh la nuit. La chambre a été très propre, mais malheureusement à mon arrivée il y avait une coupure d'eau potable dans toute la ville. J'ai parlé avec la propriétaire à propos de cette  coupure, elle m'a dit " ici, c'est toujours comme ça durant les mois d'été. Parfois ils coupent l'eau le matin, parfois c'est l'après-midi et parfois c'est toute la journée". Je lui ai dit que je voulais prendre une douche et laver mes sous-vêtements, elle m'a répondu " pour te laver toi-même je vais te dépanner par un seau d'eau. Pour tes vêtements, il faut les laisser jusqu'à la nuit".  J'ai pris le seau d'eau sans ajouter un seul mot et je suis allé dans les toilettes.

Après avoir fermé l'oeil un peu et repris un peu de force, je suis sorti pour faire un tour dans la ville. Au début  j'ai visité la nouvelle ville, puis  je suis monté vers l'ancienne, car elle se trouvait dans un étage plus élevé avec une longue muraille qui  l'avait protégée hier des envahisseurs et aujourd'hui de cette civilisation sauvage.

Durant mes voyages à vélo au Maroc, j'ai visité plusieurs villes et il y a des villes où j'ai encore de bons souvenirs et il y en a d'autres, non. Et parmi les villes que j'avais admirées, c'était La ville de Taza ou bien les deux villes de Taza; la nouvelle et l'ancienne. Elles sont très jolies et très propres avec une population modeste et accueillante.  


 

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Une pause dans un café au bord de la route à 30 km de la ville de Taza.
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La ville de Taza, véritable porte entre le Maroc occidental et le Maroc oriental. Cette ville est entourée de montagnes; au nord le Rif, au sud le moyen Atlas.

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 Près d'une fontaine dans la vieille ville. Vraiment, c'est une charmante ville; très jolie et très  propre aussi avec une population très modeste.

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Dans la vieille ville avec une belle vue sur la nouvelle ville et les environs.

La vieille ville, encore ceinte de ces remparts, occupe la terrasse supérieure; la ville moderne, à l'écart, fondée en 1920, s'étale sur la terrasse inférieure.

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L'après-midi, les habitants de la nouvelle ville montaient vers la vieille ville et comme toutes les villes marocaines, c'est dans l'ancienne cité qu'il y a de l'animation.

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mercredi 27 juillet 2011

Taza - Fès

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De Taza à Fès en passant par Matmata, Birtam-tam, Ras Tabouda, Sidi Harazem sur une distance de 120 Km.

J'ai pris la route vers 7h direction la capitale spirituelle du royaume: Fès, qui se trouvait à 120 km de la ville de Taza dans un paysage bien différent de celui  que j'ai traversé entre Oujda et Taza; des arbres dans les champs et au bord de la route plus des virages, de petites montées et de petites descentes ce qui m'avait poussé  à faire des changements de braquets de temps à l'autre et ça je l'aimais bien.  Par contre, la circulation  sur cette route était plus élevée que sur les deux premières étapes: Oujda-Taourirt et Taourirt-Taza et ça je  ne l'aimais pas du tout, car cette route entre Fès et Taza est un passage préféré des conducteurs d'autocars, de camions et de grands taxis pour aller à Nador et Al-Hoceima.

J'ai roulé doucement et chaque fois que j'arrivais dans un village je faisais une pause pour acheter de l'eau minérale et se  laver  et à la fin de la pause je prenais une bouteille d'eau de robinet  et je la versais sur moi; une vraie douche en plein air. Après, je prenais la route sous un soleil d'enfer mouillé de la tête jusqu'aux pieds  mais seulement quelques kilomètres après, j'étais entièrement sec comme si j'étais passé sous un séchoir et en réalité c'était vrai, car en plus de la chaleur, il soufflait un vent du sud-est très chaud comme un séchoir. Heureusement, une grande partie de cette étape, il était dans mon dos. Si ç'avait été le contraire, j'aurais eu deux ennemis  à affronter: le vent et la chaleur.

Cette étape a été la plus dure étape sur ce  parcours du retour vers Kénitra, pas à cause de la route; elle était dans la majeure partie plate et roulante et pas à cause de la distance; 120 Km seulement,  mais à cause de la chaleur; une chaleur d'été étouffante dans cette région du Maroc où la température dépassait le seuil du 40°durant cette saison.   

Et durant cette étape et comme je l'avais dit avant, je n'ai pas cessé de boire,  j'ai bu six bouteilles d'eau minérale de marques différentes: Sidi Ali, Sidi Herzem, Bahia, Ciel…  Depuis mon départ de Taza jusqu'à mon arrivée à la ville de Fès et après l'arrivée aussi, car à Fès il faisait très chaud même la nuit et si on fait un petit calcule de CM2 : une bouteille d'un litre et demi multiplie par six ça donne neuf litre (1,5 x 6 = 9). Neuf litres d'eau dans une journée, il faut être un chameau pour boire cela en temps normal. Vraiment c'était un record pour moi.  

Après le village de Birtam-Tam où j'ai pris mon déjeuner, il y avait une longue descente dans la vallée de Sebou jusqu’au pont sur la rivière qui portait le même nom. Une descente technique et très dangereuse à cause du nombre de véhicules sur ce passage, alors je l'ai faite prudemment; les mains sur les freins. Après le pont  et le passage près de la station thermale de Sidi Harazem, il n'y avait que du plat jusqu’à l'entrée de  la ville de Fès puis une petite montée pour aller à Fès El Bali (la vieille ville). 

Chaque fois que j'arrivais dans une ville, la première chose que je faisais, c'était de trouver une chambre dans un hôtel le plus tôt possible pour se laver, laver mes sous-vêtements et se reposer un peu. Mais malheureusement à Fès je n'ai pas trouvé une seule chambre vide. J'ai cherché dans toute la vieille ville, sans résultat. Tous les hôtels étaient pleins.

NB: je ne cherchais pas d'hôtels avec des étoiles ou bien de grands palaces, je ne cherchais du luxe non plus, car je n'avais pas les moyens. Mais, je cherchais seulement des hôtels où il y a un lit, un oreiller  pour dormir et de l'eau pour se laver, pas plus.

À la fin et après plusieurs recherches et dans un hôtel près de Bâb Boujeloud, j'ai parlé un peu avec le propriétaire, il m'a posé des questions sur mon voyage, mes origines, alors j'ai répondu à toutes ses questions et je lui ai dit que ma famille habitait la ville de Kénitra et que moi, je travaillais dans le village de Smimou, province d'Essaouira. Quand il a entendu Smimou, Essaouira, il a eu un très large sourire  et il m'a dit qu'il avait travaillé dans cette région après l'indépendance comme comptable des forces axillaires et il m'a invité à s'asseoir avec lui dans la salle de réception. J'ai bu un verre thé avec lui et nous avons parlé de la région de Haha: Smimou, Tamanar, Ait Daoud… il était très content de se rappeler ces régions qui n'avait pas visitées depuis les années soixante-dix. Et à la fin il m'a dit "je vais t'aider, une chambre va se vider vers 20 h. Est-ce que tu peux attendre?". J'ai dit oui bien sûr, car je savais d'avance que je ne pourrais pas trouver une seule chambre vide dans cette ville que l'on considère parmi les villes les plus touristiques du Royaume et sur ce sujet je lui ai demandé "est-ce qu'il y a beaucoup de visiteurs, car tous les hôtels sont pleins". Il m'a répondu "il n'y a pas beaucoup de visiteurs, mais il y a peu d'hôtels à Fès" et il a ajouté " à Essaouira il y a plus d'hôtels qu'ici et Essaouira est une petite ville si on la compare à Fès la deuxième ou bien la troisième ville du Royaume". Je lui ai dit que Fès est une ville impériale et mondialement connue et qu'elle méritait des infrastructures touristiques  à la hauteur de sa renommée qu'en plus les autorités voulaient organiser la coupe du monde (le Maroc a été candidat pour l'organisation de la coupe du monde 2006 et aussi 2010) et ils avaient aussi un projet de 10 millions de touristes à l'horizon de 2010. Il m'a regardé avec un sourire ironique et il a dit "10 millions de touristes ! Il préférable pour ces visiteurs de passer la nuit à l'aéroport, car où moins là-bas, il y a de l'espace ".

Je suis tout à fait d'accord avec lui, vraiment il y a un manque considérable dans les infrastructures touristiques au Maroc. Par exemple entre Tétaoun et El Jebeha qui se trouvent dans une région extraordinaire sur la côte méditerranéenne qui mérite bien des investissements dans le domaine touristique, je n’ai pas vu un seul hôtel et le cas est le même pour d'autres régions du royaume qui sont superbes dans les montagnes du Rif, dans les montagnes  l'Atlas, dans le Sud et sur la côte atlantique aussi et je peux situer par exemple: Ain Oum Rabia; des sources ignorées dans le Moyen Atlas, les cascades d'Ouzoude aussi dans la région d'Azilal, elles sont parmi les plus beaux sites du Royaume, mais malheureusement, elles sont marginalisées, la station de ski d'Oukaimeden, l'une des rares stations de sports d'hiver en Afrique mais, pour accéder à ce lieu fabuleux, il faut avoir un hélicoptère, car la route est dans un état lamentable,  les plages sauvages de Mirlhfet sur la côte atlantique et d'Oued Law sur la côte méditerranéenne que peu de monde connaît. Dans le sud il y a plusieurs lieux magiques comme les dunes de Merzouga et M'hamid Ghizlane, les gorges de Boumalne Dades et de Tineghir qui sont des lieux vraiment extraordinaires mais, malheureusement avec un manque considérable dans les infrastructures touristiques: routes, transports, hôtels, restaurants, services.

NB: la liste est longue mais, je vais m'arrêter à ces lieux seulement.         

J'ai laissé ma Bmw et mon bagage dans la salle de réception et je suis allé dans une toilette pour se laver et changer mes vêtements puis je suis sorti faire un tour dans la vieille ville qui était pleine de monde. Beaucoup de marocains visitaient  Fès en été  malgré la chaleur et la plupart d'entre eux se rendaient dans les stations thermales de la région: Sidi Harazem et Moulay Yacoub.

Après une visite éclaire dans les ruelles de la vieille ville, je suis allé dans un restaurant à repas rapide, j'ai pris un sandwich et je suis allé dans un café populaire où j'ai demandé un verre de thé avec de la menthe en attendant 20 h.

Après 20 h, je suis allé à l'hôtel, j'ai trouvé la chambre que m'avait promise le propriétaire vide mais sur la terrasse. J'ai monté mes affaires et j'ai laissé ma petite reine dans la salle de réception. Dans la chambre, la seule chose que j'avais faite, c'était de régler l'alarme de mon portable sur 6h du matin et je me suis tombé KO sur le lit en laissant la porte et la fenêtre ouvertes pour aérer la chambre qui était chaude comme un Hammam.


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A quelques kilomètres de la ville de Fès et précisément près de la station thermale de Sidi Harazem, j'étais KO !  

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Bâb Boujloudc'est l'accès principal qui permet de découvrir la médina de Fes. Immense et décorée de faïences bleues et vertes, Cette géante porte est faîte en bois de cèdre et stucs sculptés. 

Cette photo je l'ai prise de la terrasse de l'hôtel.

FES

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samedi 13 août 2011

Fès - Sidi Kacem

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De Fès à Sidi Kacem en passant par  la capitale Ismaïlite; Meknès, sur une distance de 106 Km.

J’ai quitté Fès, la capitale spirituelle du Royaume sans connaître ma destination d’arrivée, car après la ville de Meknès qui se trouve à 60 km de la ville de Fès, il y a deux itinéraires pour continuer mon voyage jusqu’à la ville de Kénitra; l’étape finale. L’itinéraire N°1, c’est par la ville de Khemissete et  l’itinéraire N°2, c’est par la ville de Sidi Kacem. Alors j’ai décidé de faire mon choix à mon arrivée à Meknès, la capitale Ismailte.

La route entre Fès et Meknès est large, roulante et plate avec parfois des petits virages et de faux plat descendant.
 
A mon arrivée à Meknès, j’ai fait une visite rapide dans la vieille ville surtout près de Bab Mansour, puis je suis allé dans un café pour me reposer, manger un peu et aussi pour prendre une décision sur la route que je devrais prendre; aller à Khemissete ou bien à Sidi Kacem ?

Après une longue réflexion, j’ai opté  pour la ville de Sidi Kacem (Pitija) « Petit jean » comme on l’a surnommé au temps de protectorat français. Mais en regardant la carte à Meknès, j’avais une très grande déception, car j’aurais dû prendre la route de Moulay Idriss depuis la ville de Fès pour aller à Sidi Kacem, car elle est plus fantastique que celle de Fès à Sidi Kacem par Meknès et la route entre Meknès et Sidi Kacem a été la plus mauvaise et la plus monotone  de tout ce voyage qui a duré 15 jours avec une distance de plus 1500 km.

J’ai fait les 45 km qui séparent Meknes et Sidi Kacem sous un soleil de plomb où la température dans cette région dépasse toujours les 40 degrés à l'ombre pendant la saison d’été.

Et j’ai dit 40 degré à l'ombre, alors sur la route il faut ajouter quelques degrés de plus à cause du paysage tout nu; sans le moindre arbre, le soleil au-dessus de ma tête  et le goudron.  L’odeur du goudron était l’odeur la plus répondue, et il y avait des endroits où il se fondait sous mes roues comme du chocolat.  Tout ça, était le résultat de la température très très élevée.

NB : Sur ce passage, j’avais peur que l'une des chambres à air n'éclate, alors pour éviter tout problème et d’être dans l’obligation de faire un arrêt sous ce soleil d’enfer, j’ai décidé de dégonfler un peu les pneus.    

Je suis arrivé à Sidi Kacem vers 14 h 30 épuisé à cause de la chaleur étouffante qui règne dans cette région du Maroc. En entrant à l’hôtel qui se trouve au centre-ville de Sidi Kacem, le réceptionniste m’a vu et il a cru que j’étais un touriste étranger il m’a dit ‘’ bonjour monsieur !’’ Je lui ai répondu en dialecte marocaine « salamo alykoum » Traduction « que la paix soit avec vous » il m’a dit « vous êtes marocain ? »  je lui ai dit « ana  khok khal rass »  Traduction : « je suis ton frère aux cheveux noirs » (en général les touristes et surtout les Européens  qui viennent au Maroc ont les cheveux blonds). Il m’a répondu « c’est la première fois que je vois un Marocain faire des voyages à vélo ».

Ce réceptionniste m’a bien accueilli, il m’a donné une chambre un peu « fraîche» au rez-de-chaussée, car les autres chambres qui sont dans l’étage supérieur, elles étaient comme des Hammams (bain maure). Pour la douche, il n’a pas voulu prendre les 5 Dh (sur la porte de la douche, j’ai lu « douche 5 Dh »), et il m’a dit « c’est gratuit pour toi ».

Vers 18 h, je suis sorti de l’hôtel pour faire un tour dans la ville, à ce moment les rues ont commencé à se remplir de monde, car à mon arrivée, il n’y avait personne qui rôdait à cause bien sûr de la chaleur.

Les habitants de cette ville n’ont aucun lieu pour se distraire comme il m’a dit le réceptionniste de l’hôtel. Ils passent la journée cloués dans leurs maisons, et avant le crépuscule, ils commencent à sortir cette fois pour fuir la chaleur des maisons et profiter un peu de la fraîcheur de la nuit. Les femmes s’assoient  devant leurs ports, les hommes aux terrasses des cafés et autres; hommes et femmes,   font  le va et vient dans les rues qui sont remplies  par des marchands ambulants.

C’est comme ça que  les Kacimis passent  les journées chaudes de l’été et c’est comme eux que j’ai passé la soirée; café, vagabondage dans les rues puis café jusqu’à minuit.

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Entre Fès et Meknès en train de boire un bol de "Saycok" (du couscous avec du petit lait)
 
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La soirée au centre ville de Sidi Kacem. 
 
SIDI KACEM 



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jeudi 18 août 2011

Sidi Kacem - Kénitra

Image by FlamingText.com


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De Sidi Kacem à Kénitra en passant par Sidi Sliman et Sidi Yahya sur une distance de 86 km.

J’ai quitté la ville de Sidi Kacem vers 6 h du matin direction la ville de Kénitra pour le compte de la dernière étape de ce voyage à vélo qui a duré quinze jours dans le Nord du Maroc.

Cette dernière étape a été la plus facile avec seulement 84 km de distance sur une route plate avec le vent dans mon dos comme
bonus.

Après 22 km de Sidi Kacem, je suis arrivé à la ville de Sidi Sliman où j’ai fait une pause, puis j’ai pris la route doucement jusqu’à la ville de Sidi Yahya où j’ai fait une deuxième pause, car je n’étais pas pressé en plus je connaissais bien cette route et mon objectif depuis ma sortie de la ville de Sidi Kacem, c’était d’arriver à Kénitra avant Midi.

En rentrant à Kénitra, j’ai passé directement au laboratoire photographique pour développer les trois films de 36 poses chacun, que j’avais utilisés durant toute cette sortie. Et avant d’aller à notre maison, je suis  passé voir un ami qui travaillait dans une blanchisserie et avec qui j’avais un rendez-vous à Oued Law malheureusement, il n’était pas venu  (voir l’étape de Bou hamed) mais j’étais toujours en contact avec lui et chaque fois que j’arrivais dans une ville, je lui envoyais un message ou bien je l’appelais ou bien c’est lui qui m’appelait pour s’informer sur mon parcours. Je l’ai trouvé dans son magasin en train de servir plusieurs clients, alors je l’ai salué de loin en levant la main de la victoire et lui de sa part il m’a dit « bravo ! On se voit  ce soir ». Puis je suis allé directement  à notre maison. Cette fois ma mère n’a rien dit, car elle a commencé à s’habituer à mes folies.

Après la douche  et le déjeuner familiale, j’ai fait une sieste puis je suis sorti pour aller chercher mes photos au labo. Vraiment j’étais très inquiet, car avec les anciens appareils analogiques, il faut s’attendre à tout. Même si tu as un très bon appareil et tu as utilisé un film de bonne qualité, il faut s’attendre au pire avec ces « techniciens » du laboratoire photographique et leur machine de tirage que la plus part d’entre eux ne savent pas manipuler, car si les photos sont floues ou bien si elles ont beaucoup de nuances de couleur ou bien de luminosité, tu ne peux pas protester, car ces « techniciens »  vous disent que l’appareil n’est pas bon, ou bien le film est primé, ou bien la lumière a touché la pellicule, ou bien, ou bien…  En général eux, ils sont toujours innocents.

Aujourd’hui tous ces problèmes sont finis grâce aux appareils numériques. Les photos maintenant tu les vois sur place, tu les traites sur ton ordinateur et pour les bien garder tu les graves sur un CD ou bien tu les enregistres sur une carte mémoire ou bien sur une clé USB et comme ça tu es libre de les développer ou bien non.

Heureusement toutes les photos de ce voyage sont bien sorties, sauf trois ou bien quatre  que j’ai prises entre El Jebeha et Ketama. J’étais très heureux en les voyant, car elles sont pour moi un très grand souvenir à ne pas oublier et à bien grader et c’est grâce à ces  photos que j’ai commencé à écrire le récit de mes voyages à vélo dans toutes les régions du Maroc.              


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1500 km, c’est le nombre de kilométrages que j’ai parcouru avec ma BMW.  Chapeau pour toi princesse !
1500 km sans la moindre  panne, sans le moindre problème à part le fil du frein de la roue arrière  que j’ai dû le changer à Midar par précaution, car il a commencé de ne pas  répondre tout de suite à cause de son utilisation intensive dans les descentes dangereuses des montagnes du Rif. Sur ce parcours de 1500 km, j’ai vu plusieurs véhicules de marques célèbres en panne au bord de la route. En passant près de l’un de ces véhicules, j’ai vu le mari sous le capot de la voiture en train de chercher la panne et sa femme et ses deux enfants à côté de lui. La femme m’a vu la première et elle a dit quelque chose à son mari en riant, lui aussi a levé la tête vers moi avec un large sourire. Je les ai salués et je suis passé mais, j’ai deviné ce qu’a dit la femme: « mon chéri la prochaine fois tu  dois acheter des vélos pour nous, car ils sont plus sûrs et plus agréables pour voyager ».

La bicyclette est la reine de la route.

Heureusement sur ce trajet de 1500 km, je n’ai pas vu un seul accident et ça c’est un bon point pour tous les chauffeurs. Vraiment il y a des endroits sur ce parcours surtout dans le Rif et près de la côte Méditerranéenne où la route est  très accidenté avec des virages très serrés  et très dangereux et il faut être un bon chauffeur pour y passer.
 
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L'itinéraire complet de ce voyage à vélo dans le Nord du Maroc depuis la ville de Kénitra puis le retour à Kénitra après 14 étapes et une journée de repos à El Jabha  et plus de 1500 km de route.

Ça, c’était le récit complet de ce long voyage dans le nord du Maroc et cet itinéraire je le conseille à tous les amateurs de voyages à vélo. Vraiment il est extraordinaire surtout près des côtes atlantiques et méditerranéennes et dans les montagnes du Rif. Pour le retour de la ville d’Oujda à la ville de Kénitra en passant par les villes de Taza et Fès c'est un peu ennuyeux et monotone mais, c’était ma faute, car j’aurais dû prendre la route par la partie est des montagnes de Rif en passant par  les grottes  de Zegzel, puis aller à Taza et faire un tour autour de  Jbel Tazzeka, et après aller à Taounate au lieu de Fès et de Taounate j’aurais pris la route de Kénitra par la ville d’Ouazzane.
 
La prochaine fois, je vous parlerai de mes voyages dans une autre partie du Maroc aussi belle que le Nord, c’est le Sud avec ses casbahs millénaires, ses dunes, ses oasis, ces gorges, ces rivières et sa population accueillante et hospitalière.

Le Maroc est parmi les rares pays du monde où son Nord ne ressemble plus au sud et où  l’Ouest est très différent de l’Est et où le centre est un monde à part et c’est aussi parmi les rares pays où on trouve, la mer, la montagne et le désert.

Posté par smimou à 02:55:00 AM - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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