mercredi 27 juillet 2011

Taza - Fès

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De Taza à Fès en passant par Matmata, Birtam-tam, Ras Tabouda, Sidi Harazem sur une distance de 120 Km.

J'ai pris la route vers 7h direction la capitale spirituelle du royaume: Fès, qui se trouvait à 120 km de la ville de Taza dans un paysage bien différent de celui  que j'ai traversé entre Oujda et Taza; des arbres dans les champs et au bord de la route plus des virages, de petites montées et de petites descentes ce qui m'avait poussé  à faire des changements de braquets de temps à l'autre et ça je l'aimais bien.  Par contre, la circulation  sur cette route était plus élevée que sur les deux premières étapes: Oujda-Taourirt et Taourirt-Taza et ça je  ne l'aimais pas du tout, car cette route entre Fès et Taza est un passage préféré des conducteurs d'autocars, de camions et de grands taxis pour aller à Nador et Al-Hoceima.

J'ai roulé doucement et chaque fois que j'arrivais dans un village je faisais une pause pour acheter de l'eau minérale et se  laver  et à la fin de la pause je prenais une bouteille d'eau de robinet  et je la versais sur moi; une vraie douche en plein air. Après, je prenais la route sous un soleil d'enfer mouillé de la tête jusqu'aux pieds  mais seulement quelques kilomètres après, j'étais entièrement sec comme si j'étais passé sous un séchoir et en réalité c'était vrai, car en plus de la chaleur, il soufflait un vent du sud-est très chaud comme un séchoir. Heureusement, une grande partie de cette étape, il était dans mon dos. Si ç'avait été le contraire, j'aurais eu deux ennemis  à affronter: le vent et la chaleur.

Cette étape a été la plus dure étape sur ce  parcours du retour vers Kénitra, pas à cause de la route; elle était dans la majeure partie plate et roulante et pas à cause de la distance; 120 Km seulement,  mais à cause de la chaleur; une chaleur d'été étouffante dans cette région du Maroc où la température dépassait le seuil du 40°durant cette saison.   

Et durant cette étape et comme je l'avais dit avant, je n'ai pas cessé de boire,  j'ai bu six bouteilles d'eau minérale de marques différentes: Sidi Ali, Sidi Herzem, Bahia, Ciel…  Depuis mon départ de Taza jusqu'à mon arrivée à la ville de Fès et après l'arrivée aussi, car à Fès il faisait très chaud même la nuit et si on fait un petit calcule de CM2 : une bouteille d'un litre et demi multiplie par six ça donne neuf litre (1,5 x 6 = 9). Neuf litres d'eau dans une journée, il faut être un chameau pour boire cela en temps normal. Vraiment c'était un record pour moi.  

Après le village de Birtam-Tam où j'ai pris mon déjeuner, il y avait une longue descente dans la vallée de Sebou jusqu’au pont sur la rivière qui portait le même nom. Une descente technique et très dangereuse à cause du nombre de véhicules sur ce passage, alors je l'ai faite prudemment; les mains sur les freins. Après le pont  et le passage près de la station thermale de Sidi Harazem, il n'y avait que du plat jusqu’à l'entrée de  la ville de Fès puis une petite montée pour aller à Fès El Bali (la vieille ville). 

Chaque fois que j'arrivais dans une ville, la première chose que je faisais, c'était de trouver une chambre dans un hôtel le plus tôt possible pour se laver, laver mes sous-vêtements et se reposer un peu. Mais malheureusement à Fès je n'ai pas trouvé une seule chambre vide. J'ai cherché dans toute la vieille ville, sans résultat. Tous les hôtels étaient pleins.

NB: je ne cherchais pas d'hôtels avec des étoiles ou bien de grands palaces, je ne cherchais du luxe non plus, car je n'avais pas les moyens. Mais, je cherchais seulement des hôtels où il y a un lit, un oreiller  pour dormir et de l'eau pour se laver, pas plus.

À la fin et après plusieurs recherches et dans un hôtel près de Bâb Boujeloud, j'ai parlé un peu avec le propriétaire, il m'a posé des questions sur mon voyage, mes origines, alors j'ai répondu à toutes ses questions et je lui ai dit que ma famille habitait la ville de Kénitra et que moi, je travaillais dans le village de Smimou, province d'Essaouira. Quand il a entendu Smimou, Essaouira, il a eu un très large sourire  et il m'a dit qu'il avait travaillé dans cette région après l'indépendance comme comptable des forces axillaires et il m'a invité à s'asseoir avec lui dans la salle de réception. J'ai bu un verre thé avec lui et nous avons parlé de la région de Haha: Smimou, Tamanar, Ait Daoud… il était très content de se rappeler ces régions qui n'avait pas visitées depuis les années soixante-dix. Et à la fin il m'a dit "je vais t'aider, une chambre va se vider vers 20 h. Est-ce que tu peux attendre?". J'ai dit oui bien sûr, car je savais d'avance que je ne pourrais pas trouver une seule chambre vide dans cette ville que l'on considère parmi les villes les plus touristiques du Royaume et sur ce sujet je lui ai demandé "est-ce qu'il y a beaucoup de visiteurs, car tous les hôtels sont pleins". Il m'a répondu "il n'y a pas beaucoup de visiteurs, mais il y a peu d'hôtels à Fès" et il a ajouté " à Essaouira il y a plus d'hôtels qu'ici et Essaouira est une petite ville si on la compare à Fès la deuxième ou bien la troisième ville du Royaume". Je lui ai dit que Fès est une ville impériale et mondialement connue et qu'elle méritait des infrastructures touristiques  à la hauteur de sa renommée qu'en plus les autorités voulaient organiser la coupe du monde (le Maroc a été candidat pour l'organisation de la coupe du monde 2006 et aussi 2010) et ils avaient aussi un projet de 10 millions de touristes à l'horizon de 2010. Il m'a regardé avec un sourire ironique et il a dit "10 millions de touristes ! Il préférable pour ces visiteurs de passer la nuit à l'aéroport, car où moins là-bas, il y a de l'espace ".

Je suis tout à fait d'accord avec lui, vraiment il y a un manque considérable dans les infrastructures touristiques au Maroc. Par exemple entre Tétaoun et El Jebeha qui se trouvent dans une région extraordinaire sur la côte méditerranéenne qui mérite bien des investissements dans le domaine touristique, je n’ai pas vu un seul hôtel et le cas est le même pour d'autres régions du royaume qui sont superbes dans les montagnes du Rif, dans les montagnes  l'Atlas, dans le Sud et sur la côte atlantique aussi et je peux situer par exemple: Ain Oum Rabia; des sources ignorées dans le Moyen Atlas, les cascades d'Ouzoude aussi dans la région d'Azilal, elles sont parmi les plus beaux sites du Royaume, mais malheureusement, elles sont marginalisées, la station de ski d'Oukaimeden, l'une des rares stations de sports d'hiver en Afrique mais, pour accéder à ce lieu fabuleux, il faut avoir un hélicoptère, car la route est dans un état lamentable,  les plages sauvages de Mirlhfet sur la côte atlantique et d'Oued Law sur la côte méditerranéenne que peu de monde connaît. Dans le sud il y a plusieurs lieux magiques comme les dunes de Merzouga et M'hamid Ghizlane, les gorges de Boumalne Dades et de Tineghir qui sont des lieux vraiment extraordinaires mais, malheureusement avec un manque considérable dans les infrastructures touristiques: routes, transports, hôtels, restaurants, services.

NB: la liste est longue mais, je vais m'arrêter à ces lieux seulement.         

J'ai laissé ma Bmw et mon bagage dans la salle de réception et je suis allé dans une toilette pour se laver et changer mes vêtements puis je suis sorti faire un tour dans la vieille ville qui était pleine de monde. Beaucoup de marocains visitaient  Fès en été  malgré la chaleur et la plupart d'entre eux se rendaient dans les stations thermales de la région: Sidi Harazem et Moulay Yacoub.

Après une visite éclaire dans les ruelles de la vieille ville, je suis allé dans un restaurant à repas rapide, j'ai pris un sandwich et je suis allé dans un café populaire où j'ai demandé un verre de thé avec de la menthe en attendant 20 h.

Après 20 h, je suis allé à l'hôtel, j'ai trouvé la chambre que m'avait promise le propriétaire vide mais sur la terrasse. J'ai monté mes affaires et j'ai laissé ma petite reine dans la salle de réception. Dans la chambre, la seule chose que j'avais faite, c'était de régler l'alarme de mon portable sur 6h du matin et je me suis tombé KO sur le lit en laissant la porte et la fenêtre ouvertes pour aérer la chambre qui était chaude comme un Hammam.


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A quelques kilomètres de la ville de Fès et précisément près de la station thermale de Sidi Harazem, j'étais KO !  

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Bâb Boujloudc'est l'accès principal qui permet de découvrir la médina de Fes. Immense et décorée de faïences bleues et vertes, Cette géante porte est faîte en bois de cèdre et stucs sculptés. 

Cette photo je l'ai prise de la terrasse de l'hôtel.

FES

Posté par smimou à 11:42:00 PM - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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